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 La dernière Eikyuu => Roman en cours...

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Leiaezel
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MessageSujet: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Jeu 20 Juil - 18:46

La dernière Eikyuu.

Un rêve qui n'en finis pas.

" Depuis ce jour tragique, j'ai beau me poser toutes les questions qui me passent par la tête, rien n'y fait. Je ne comprends pas. Je ne trouve pas.  J’ai l’impression de tourner en rond. Cette vie n’est pas faite pour moi. J’ai abandonné ce que j’étais. Cette personne n’existe plus.
Mes nuits restent inlassablement hantées par les fantômes du passés. Je dois pourtant faire face à l’évidence. Je suis un monstre... Et maintenant, j’en ai pris l’apparence.
Je dois m’accepter et vivre avec ce que je suis, laisser le passé derrière moi. C'est ce que je tente de me convaincre depuis 2 ans.
Pourtant, à chaque fois je me rappelle et je reste impuissante. Ces souvenir me font toujours souffrir."

Ouvrant mes yeux fatigués, je me lève lourdement et quitte les verts champs fleuris où mon corps endolori m’avait abandonné hier soir. Avançant d’un pas raide, je rejoins un chemin terreux de campagne fréquemment utilisé. Mon corps meurtri et amaigri me fait souffrir. Mais avec le temps, je me suis habituée à ses plaintes.
Peut-être serait-il temps que je vous explique à quoi je ressemble non ?

Beaucoup me confonde avec un loup, mais je suis plus grande et plus fine que cette espèce. Mon pelage qui pourrait être magnifique, est de couleur beige virant dans les tons dorés. Avec le soleil ont peut même dire que je suis de couleur or. Mes crins sont d'un blancs cassés et garnissent ma tête jusqu’à la base de mes épaules. Mes antérieurs comptent cinq doigts griffus entre serre d'aigles et pattes de reptiles recouvert de duvet. Mes postérieurs comptes trois doigts, dont un avec une griffe plus longue sur l’intérieur de ma patte et légèrement recourbé, elle ont une forme plus grossière et reptilienne. Ma queue est aussi longue que mon corps, ronde et hérissée de poils sur sont haut jusqu'à quelque centimètre de la fin qui est terminée par un plumeau sur le bout.
Mes yeux fatigués sont de couleur menthe avec un cercle jaune autour de la pupille.

Je distingue les couleurs de ce monde qui est le nôtre où jusqu'ici les créatures n’étaient que mythes ou rêves...

Notre monde est pareil au votre qui me suit. Nous ne sommes que folklore. Les humaines pour la plus part ignorent que nous ne sommes pas uniquement des créatures de légendes ou imaginaires. Mais la plus part d'entre nous restons discrets et rarement visibles. Il existes des organisations qui font en sorte que nous restons des êtres imaginaires, certaines d'entre eux n'hésite pas à employé les grands moyens en supprimant les personnes indésirables.

Je ne serais pas vous dire d'ou je viens, j'ai quitté mon lieu de naissance il y a quelques temps maintenant. Et depuis je marche sans but et sans destination. Exactement comme aujourd'hui ou ma route m'a conduite jusqu'à l'entrée d'un village urbain européen.
Hésitant à continuer plus loin, j’observe d’abord les premières rues s'offrant à moi. Il paraît petit à première vue. Une fois la rue dévalé des yeux et que je n'eus repéré aucun mouvements extérieurs.

Enfin pas de mouvement, hormis un chien qui me vrille les tympans à aboyer inutilement sur moi, s'acharnent derrière les barreaux de son chenille, et au claquement intempestif de la chaîne le retenant à sa niche. Chien fugueur pour être aussi peut libre de ses mouvements?

Un pas après l’autre, je finis par me retrouver à sa hauteur. Je tournais les yeux vers lui et  nos regards se croisèrent. Il tirait comme un forcené sur la chaîne. Je baissais mes oreilles tout en le fixant, il se retourna alors en couinant et la queue entre les pattes se cacher dans sa niche !
Plus de gueule et moins d'audace ? Non, il a certainement sentit que je n'ai rien d'un animal banal. Il c'est rendu compte de ma tare.
Il ne fait pas particulièrement beau aujourd’hui, mais je pensais croiser plus d’humains quand même. Le ciel est gris et venteux et il y a une légère bruine. Non sommes en été, mais ce ciel rend le temps moins lourd.
Vu le nombre de véhicules, ils doivent être tranquillement chez eux a s'occupé de leurs affaires.

Il n’est pas non plus prudent que je me déplace à découvert. Je ne passe pas inaperçue,  même si ce détail me paraît anodin. Je doute que les humains restent stoïque devant une créature tel que moi, a vrai dire peu m'importe. Quoi qu'ils tentent, qu'ils ne se contente que de me chasser ailleurs ou que l'un d'entre eux sorte une arme pour m'abattre...je ne lui en voudrais pas.

Arrivée au carrefour, je pris la route descendant vers la place, j'entends bien des véhicules roulés, mais ne lève même pas la tête pour vérifié le trafic, je continue à marcher d'un pas raide et l'attention absente.
Ce qui ce suivis par une vive douleur dans mon flanc et un bruit assourdissant d'un choc. Je fus projeté un peu plus loin, comme un vulgaire chiffon ! Sonnée, je ne réagis pas de suite, ne comprenant pas ce qu'il venait de se produire. J’ouvris les yeux en serrant légèrement les crocs et me relève péniblement. Je voulus me penché pour voir l'état de mon ventre mes la douleur me l'interdit. Je dois certainement avoir les côtes fêlées, si pas cassées.

Je réalise alors l'accident que je viens de produire, mon regard se portant vers la voiture blanche et surtout sa conductrice. C'est avec soulagement que je la vit sans blessure, celle-ci me parait choquée...rien d'étonnant. Je secoue légèrement la tête pour reprendre mes esprits et m’éloigne le plus vite possible de la scène.
tenter de me faire écrasé n'est pas une bonne idée, même si cela réussis, je risque aussi d'entraîner avec moi, un autre être dans la mort...Encore une fois.
J’arrive finalement dans une autre ville où la circulation se fait plus dense. Passer discrètement ici sera moins aisé.
Qu'est-ce que je veux au final ? Être vue en espérant être éliminée ou vivre en exil pour être sûr de ne plus répéter les mêmes erreurs d’antan ? Parfois je me dis à quoi bon lutté ? Et parfois je me demande si l'on n'attends pas quelque chose de moi ? Je ne sais pas, si c'est le cas alors je n'ai pas encore trouver ou alors je n'ai pas compris le message

Quoi qu'il en soit, revenons à notre ville, une grosse villes avec beaucoup de voiture et des zones plus calme avec des bâtiments sociaux à plusieurs étages. Et de l'autre coté de petits maisons peu espacées en rangée symétrique. Quelques arbres, quelques parcs pour les enfants et c’est là que mon corps fatigué et affamé tomba sous les branches d'un vieux saule.
Une nuit de plus avec ce rêve qui me tourmente et qui me rappelle avec effroi ce que je suis devenue. Une nuit fraîche mais sans pluie cette fois. Le hululement des chouettes ne m'alarmant pas, quelques sirènes de polices et d'ambulances, des cris d'humains dans la pénombre...rien de plus normal.

L’aube se lève lentement perçant avec difficulté les nuages persistant de la veille. L'éclaircie dessinant par la même occasion ma silhouette squelettique. Je m'étonne de ne pas encore avoir été ramasser par un camion d'équarrissage !

Le soleil me réchauffant doucement, je viens à m'étiré en baillant à m'en décrocher la mâchoire.
J'observe un peu le coin, les balançoires un peu plus loin, le toboggan, les tourniquets et les parents amenant leurs progénitures aux terrains de jeux...bien matinaux ceux-là ! Ainsi que quelques humains promenant leurs canidés préférés et en parlant de canidés, mieux vaut que je détale avant de tous les traumatisés !

Je m'éclipsais donc quelques rues plus loin, après avoir passer des magasins d'alimentations humaines et de repéré des champs un peu plus loin. Je m’ébroue et m'apprête à accéléré le pas, pour vite disparaître. Cependant une masse noire bougea dans un recoins de ruelle, me faisant sursauter et accélérer instantanément mon cœur fragilisé.
Un corbeau ! Juste un simple corbeau ! Je secouai nerveusement la tête. À quoi m’attendais-je ? Comme les humains commencent à affluer, je ne tarde plus et part dare-dare vers la verdure et une nouvelle destination.

Cela fait deux ans que je vis de cette façon, que je cherche à comprendre ce que je suis. Qui suis-je réellement ? Mon reflet luit faiblement dans une flaque. Quelle est donc cette chose que je suis devenue. Pourquoi cette apparence ? Cette "chose" que je suis et qui ne ressemble à rien. Qui se meurt bien trop lentement à mon goût. J'ai l'impression de ne plus exister. De n'être qu'un mirage… Je n'arrive pas à comprendre. Je pensais à un moment être une sorte d'esprit. Mais les esprits sont-ils capable de ressentir la souffrance ?
Je suis physiquement là, les humains me voient, je suis donc bien réelle? Essayer de comprendre ce que je suis, semble être impossible. Si seulement j'avais pu anticiper à ce moment-là. Éviter que ça ne tourne comme ça. Ce que j'ai fait cette nuit-là, je ne le voulais pas !

Je continue à galoper à travers les champs encore et encore. Pour aller où ? Je n'en sais rien. Je veux simplement m'éloigner. Aller le plus loin possible. Mes pattes douloureuses ne supportent pour ainsi dire plus mon poids pourtant léger. L'herbe me lacère les coussinets, le tarmac me brûle et m'irrite jusqu'au sang. Je fus obligée de m'asseoir au pied d'un arbre pour reprendre mon souffle. L'ironie c'est que mon périple me fait gagner de l'endurance mais que ma santé me fait ralentir et devenir l'avancé de plus en plus écrasante.
Je tourne la tête un peu partout pour analyser les alentours, haletante et fatiguée c'est à peine si je pourrais anticipé un danger et de toute façon pourquoi le ferais-je ?

J'ai la vue qui se trouble et j'ai comme un trou noir qui se prolonge jusqu'à ce que je puisse plus rien voir du tout. Je m’écroule sous mon poids et l'essoufflement tout en soulevant quelques feuilles tapies sous mon ventre et de la poussière salissant un peu plus mon pelage déjà bien terne et abîmé.
Combien de temps ce corps supporterait-il ça ? À chaque fois, j'ai l'impression d'approcher de la fin… Est-ce là ma punition ? Survivre et me rappeler mon crime à vie ?


Esprit vagabond.


La soirée était lentement arrivée tout en recouvrant de son voile noir mon corps endormi. J’ouvris les yeux et me redressais pour m’asseoir sur l'herbe humidifié par l'humidité de l'air. La fraîcheur est agréable, il n’y a pas un seul nuage dans le ciel sombre et la pleine lune illumine doucement les environs.
Pourtant j’ai toujours cette sensation de marcher dans les ténèbres. Le clapotis d’un ruisseau coulant pas très loin de moi brise un peu le silence de la nuit ainsi que le chant des grillons.
Je n’avais pas d’autre choix et je ne pouvais réellement résister à cet instinct qui tente désespérément de me maintenir en vie. Marchant tête basse jusqu'à l’eau, ma gorge se noua, c’était plus fort que moi, j’ai soif et avec toute la conviction du monde, je ne pouvais résister plus de cinq jours à l’envie de me désaltérer.
Je laisse mes yeux scruter mon reflet, tout en lapant l’eau avec culpabilité de ne pas me montrer plus forte face à cette envie. Je ne suis vraiment pas belle à voir, mon pelage est terne et abîmé, mes côtes saillantes font peine à voir. C’est à se demander comment ce corps peut encore ternir debout. Je n’ai pour ainsi dire pas de muscles, juste la peau sur les os. Mon bassin ressort en formant un triangle, laissant un large creux entre mes reins et ma cage thoracique.
Depuis combien de temps je n’ai plus avalé quelque chose? Bien trop longtemps pour que ma mémoire s’en souvienne.

La lune luit dans l’eau. Je glisse une patte dans le liquide froid puis mon corps entier. Je me serais bien laissée tomber jusqu'au fond si le ruisseau avait été assez profond.
J’hésite à me rouler sur le dos, je pourrai un peu nettoyer ce corps maculé par le sang. Mais bon, pourquoi le laver si ce n’est pour au final, ne pas réussir à effacer cette souillure et ce regard que je garde de moi ? La dégradation physique est-elle au final insuffisante pour mon esprit malade ? Je dois certainement devenir folle !

Je me relève, l’eau s’écoule et goutte de mon pelage et le long de mes pattes squelettiques. Je n’ai même pas la force de m’ébrouer suffisamment pour retirer le surplus. Je me couche là où je suis, après tout pourquoi chercher le confort ? La douleur ressentie dans mes côtes finira par s’en aller.
Une nuit de plus…

Un nouveau jour gâché à promener ce cadavre que je suis. Je reprends ma route d’un pas las dépourvu d’énergie. J’arrive à une petite ferme quelques peu délabré où des poules se baladent par centaines. Mon estomac reprend l’une de ses tentatives désespérées pour me rappeler qu’il aimerait que l’un de ces volatiles lui rend visite. Mais tuer me rebute. Étonnant que je me dise ça alors que je peux le faire de sang-froid!
Toute ces oiseaux qui se balade, c’est à peine si elle s’écarte de mes griffes. Ce sont des proies si faciles ! Avec un peu de chance d’ici deux ou trois jours je crèverai enfin ! Résister serait si facile, les poules batifolent et se placent d’elle-même à portée de crocs. S’en fut de trop...

Mon corps bout, mon cœur va finir par lâcher tellement il bat la chamade, mes muscles sont prêts à se déchaîner sur la première malheureuse qui passera encore sous ma gueule.
Mes pupilles se rétrécissent n’affichant plus que deux fines lignes à peine perceptible. Et cette idée qui me traverse la tête me dégoûte plus que tout, mais je ne peux aller contre mon instinct animal.

Je plante mes crocs dans la première volaille assez folle pour oser rester à mes côtés. Les autres comprenant enfin qu’il fallait se méfier de moi, s’éloignèrent dans un caquètement apeuré.

Plaçant une patte sur elle pour la bloquer, je ne me contentais pas de simplement la tuer. Je la laissais agoniser en la regardant se débattre et prenant plaisir à la voir faire. Je finis par arracher sa tête du reste de son corps. Essoufflée, les poils hérissés et ma peau frémissante, je lèche le sang qui s'est répandu sur mes crocs et mes babines. Je me calmais et reprenais mon souffle qui s’était anormalement accéléré, tandis que l’adrénaline qui s’était écoulé dans mes veines commençait à s’estomper.

La poule ne mis pas longtemps à être engloutie. La faim me taraude depuis si longtemps. Je ne pourrais même pas dire si elle avait bon goût. Je n’ai même pas pris le temps de manger normalement, j’ai gobé l’animal. Je m’éloigne avant que le fermier ne se décide à me tirer une balle dans les fesses.
Seulement mon estomac n'est plus habitué à recevoir autant de nourriture d'un coup, je ne le supportai pas et vomis une bonne partie de la carcasse un peu plus loin.
Mon corps se mis alors à trembler, je me rassemble et enroule ma queue autour de moi et me mis comme à chaque fois à culpabiliser. Pourquoi avoir fait ça ? Pourquoi est-ce que je prends tant de plaisir à tuer ? Un prédateur tue pour se nourrir, il ne prend pas de plaisir à voir sa proie perdre la vie? Je ne l’ai pas fait uniquement pour me nourrir.

Il pleut légèrement aujourd’hui, mais ça ne me pose pas de problème pour progresser vers une autre destination. Je ne sais pas combien de temps je déambulerai comme ça, longtemps certainement.

Les arbres que je sillonne depuis le matin laissèrent place à un périphérique. Mauvaise idée d’y aller avec les véhicules qui y roulent, mais je n'ai que faire ! Je restai néanmoins sur le bas-côté, sans me cacher avec les buissons ou les rails de protection, je le parcours un long moment tout en observant de temps en temps certains véhicules.

Soudain, un pincement dans mon poitrail me fis stopper net, je jette mon regard dans tous les sens, laissant des feulements stridents passer.
Un danger imminent arrivait ! Mais où ? Des voix derrières moi me firent faire volte-face. Je ne pus qu’à peine remarquer la chose rapide passer sur mon côté. Sans avoir le temps de réagir, une seringue se planta dans mon épaule. Je fis un bon en grondant et la saisis en la jetant violemment contre le sol.

Tout sauf ça ! Je me fiche de mourir ! Mais je ne serais certainement pas le cobaye des humains ! Je fuis vers la barrière, mais mes pattes ne me répondent déjà plus totalement. Heurtant la barrière, je m’écrase dessus culbutant de l’autre côté et me ratatinant de tout mon long dans la terre.

Je me redresse dans une dernière tentative de fuite, mais à nouveau mes membres ne m’obéissent plus ! C’était comme si des milliers de fourmis rampaient sur mes pattes! Je tombe inévitablement, allongée sur le ventre les pattes suivant le prolongement de mon corps. Je suis sans défense et les humains s’approchent. Je les regarde venir. La crainte et le mépris me submergèrent. Je me sentis lentement partir, impossible de lutter contre le sommeil.


Entre quatre murs.


Ou suis-je? Ai-je dormi longtemps ? Que va-t-il advenir de moi maintenant ? J’ouvre les yeux, j’ai un mal de tête assourdissant, je n’arrive pas à me concentrer sur ce qui m’entoure. Une légère odeur d’ammoniaque flotte dans l’air mais elle est encore supportable, après quelques minutes, je remarque que je suis enfermée dans ce qui ressemble à une cage. Des murs à gauche et à droite qui monte jusqu’au plafond et une grille de fer sur la face.

J’ai la sensation étrange d’être épiée mais je ne vois rien, je peine à distinguer ce qui se trouve face à moi. J’ai de l’eau à ma disposition mais je ne me risquerai pas à la boire. Un bruit provenant de l’extérieur vint rompre le calme qu’il faisait. Des hurlements firent rage ! J’eus l’impression que ma tête allait exploser à un tel point que j’en lâchai un cri de douleur tout en me laissant tomber contre le mur froid de ma prison. Je manquais de glisser et m’étaler avec le tapis sous mes fesses que je n’avais pas remarqué tout de suite.

La porte de l’allée s’ouvre, du moins c’est ce que je peux entendre étant donné que l’angle de la cage ne me permet pas de voir plus loin. Une femme apparût juste en face de moi, je n’aime pas son regard, elle me semble bien trop admirative ! Je découvre les crocs grondant sourdement sur elle.
Cela ne la fit que sourire et regarder en direction des cases du fond. Elle entre ouvrirent les barreaux de ma cellule et je fonçais directement sur elle. Elle ne devait pas s’attendre à ce que je puisse me montrer aussi violente à peine les barreaux ouverts.
Je n’ai pas de malins plaisirs à faire ça, mais je ne compte pas me comporter en gentil toutou bien obéissant. Elle avait très vite refermé et son visage tantôt souriant affichait une mine moins réjouie cette fois. Elle souffla et continua à déambuler dans l’allée.

En m’approchant de l’entrée, je tentais d'apercevoir ce qui m’était possible de distinguer dans le couloir qui n’est pas très large et qui longe les deux rangées de cages, comme dans un chenille.

Plus loin, je la vis s'attarder devant une autre case, celle-ci abritant un animal isolé des autres. Il semble faire des vas et viens, il gronde et parait nerveux. J'eus beau me concentré dessus, je ne sus réellement voir de quel animal il s'agit.
Elle s'occupa d'une cage juste à coté de l'animal fou, peut-être un nouvel arrivant ? En faite elle procéda de cette façon aux nourrissages de la bête. Il se jette dans les barreaux sans les toucher. C'est donc comme cela qu'ils font pour éviter tout contact avec les individus dangereux. Ce qu'elle fera sans doute à l'avenir pour moi.

Elle ouvrit les fenêtres avant de nous quitter. Il fait jour, j’ai sûrement passé la nuit à dormir. N’ayant rien de particulier à faire, je me concentre sur l’animal isolé. Il fait les cent pas sans s’arrêter, j’ai même l’impression de le voir baver. Il gronde et grogne mais jamais ne fait de bruit semblable aux animaux communs, plutôt comme un loup dans une note différente, un peu semblable aux miens à vrai dire.

Je ne le vois pas très bien, l’angle de sa cage ne me permet pas de le distinguer complètement, mais juste par morceaux. Il est grand, plus grand que moi ça c’est sûr, il semble avoir des marques noires et… j’hallucine où il semble avoir le pelage bleuté ? Sans doute cendré, un effet dû à la lumière sur son pelage.

Je finis par lâcher cette bête du regard pour me coucher sur le tapis. J’observais les autres cages, celle juste en face de moi contient un jaguar, plus loin il me semble y apercevoir un reptile, un genre de crocodile. L’animal à mes côtés qui n’avait pas bougé au départ, vient se mettre à la grille et m’observer à son tour. Une sorte de cerf portant plusieurs petites ramures sur la tête avec un pelage long et fourni.

Une chose est claire, je dois certainement me trouver dans une fourrière de contrebande et donc la plupart des animaux ici sont détenus illégalement. Mais à part ma voisine et l’autre bestiole, les autres animaux semblent tout à fait normaux, enfin je veux dire, qu’ils ne semblent pas sortir de l’irréel.

Elle est au barreau par où la bête est passée plutôt. Elle a tenté de me parler plusieurs fois déjà, mais je l’avais ignorée et pour finir elle c'est désintéressée de moi. Je n’avais pas spécialement envie de jouer les rabats joies, mais je n’ai aucune envie de me montrer social, même juste un peu.

La solitude ? Qu’est-ce que c’est au final ? N’avoir personne à qui parler ? Savoir que personne ne nous attendra quoi qu'il arrive . Un solitaire peut choisir à tout moment de ne plus l’être alors non, je ne souffre pas de la solitude, je m’y complais dedans. Je l’ai choisie et elle me va parfaitement. Pourquoi risquer de s’attacher à quelqu’un que l’on pourrait perdre facilement ? Risqué de faire endurer mes humeurs dévastatrices aux autres ? Non Je ne le veux plus.
-Comment t'es-tu retrouver ici ?
Je me tournai subitement vers l’animal isolé, sa voix est rauque et il y a quelque chose de dérangeant dedans. Rien à voir avec les voix humaines ou même celle de l’espèce de cervidé qui est plutôt douce. La sienne semble venir d’outre-tombe…mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?
-Ils m’ont endormi. Je suppose comme toi…
Me permis-je quand même de répondre.
Me permis-je quand même de répondre.
-Erreur ! Je me suis laissé capturer.
-Tu as envie que les humains te planter des aiguilles dans le corps?
-Hum pourquoi pas ? Qu’ils essaient déjà de m’approcher, ça serait amusant!
Amusant ? Qui a-t-il d’amusant là-dedans ? Cet animal est dérangé !
-Quoi qu’ils tentent, rien ne traversera ma peau, par contre la leur…
-Les humains ont leurs armes, les crocs ne peuvent rien contre.
-Contre l’arme non, contre l’homme oui.
Je soupirai, à mon avis il s’ennuie lui aussi…
-Et tu es quoi exactement.
Je l'ignorais en repartant au fond de ma cage, les yeux river sur les barreaux. Je l'entendis rire dans son coin.
-Bordel, j'veux sortir d'ici !
-Tu ne viens pas de dire que tu étais ici délibérément ?
-Je pensais pouvoir fuir plus facilement,mais ils m’ont eu à avoir électrifiés les barreaux.
C’est pour ça qu’il ne les touches pas…
-Et je gagne quoi à t’aider ?
-Tu as l’air si sûr de toi ! Ce que tu y gagneras. Que je ne te bouffe pas si nos chemins viennent encore à ce croisé !
-Ou je peux simplement te laisser là où tu es…
-Je sortirai tôt ou tard d’ici et te retrouver sera très facile pour moi.
-Si tu sors.
-Évite de jouer avec moi, femelle, tu pourrais bien le regretter !
-Si je t’aide.
Je me retiens presque de rire, bon j'ai ignoré royalement le cervidé et je m'amuse avec l'autre abruti...c'est vraiment sympas de ma part en faite !
-On verra déjà si tu y arrives.
Après cette discussion très…intelligible, chacun se préoccupa de ces affaires jusqu’à ce que les humains reviennent pour éteindre les lumières et baisser les volets. Ne trouvant pas le sommeil, je cherchais un moyen pour tenter une fugue. Pourquoi diable ai-je l’idée de prendre en compte le temps d’ouvrir et libérer le cinglé ?
Cherchant et agitant mes griffes sur le sol par impatience, je viens à me rendre compte que je pourrais peut-être bêtement ouvrir le loquet si les barreaux ne sont pas électrifiés. J’approchai mon museau de la barrière sans tous de suite la toucher.
Je n'ai pas l'impression de ressentir de courant… Je donnais un coup de museau dans le loquet qui roula dans le sens inverse et ouvris la barrière.

C’est tellement facile, que je n’y avais même pas pensé dès le début. Sans attendre, je me dirige vers l’être qui m’a parlé dans la journée. Et fis de même avec sa cage en lui ouvrant, le cervidé ne réfléchis pas un instant et fuit illico vers la sortie. Je voulais ouvrir aux autres, mais le départ du fugueur interpella les humains. Je me hâtais donc vers l'isolé.

Enfin je vis à quoi il ressemble. Ma tête arrive à son portail, il la tient à hauteur de la mienne, le cou arqué et ses muscles tendus.

Il va me sauter dessus ça ne fait aucun doute. Son verrou est isolé d’un caoutchouc, je pris soin de ne pas toucher les barreaux, mais ce con se rua dans la porte au moment même où je retirais la barre. Il se prit une décharge moi y compris et comme je l’avais deviné, il me sauta dessus.

Il fut si rapide que je n’aurais pu l’éviter même en anticipant. Je me retrouve plaqué au sol par ses pattes aux épaules. Il a un large sourire.
Sa tête est allongée avec une bande noire en forme de triangle court sur sa face passant au niveau de ces yeux rouges uniformes dont la pupille ne ressort pas noir, mais de la même couleur que son iris. Une sorte de crinière prend racine juste au-dessus de ses yeux sur le milieu de son crâne et remonte jusqu’à ses épaules en forme de brosse. Il a de longues oreilles fines et une gueule bien trop large à mon goût.

Il a vraiment une dégaine de bête démoniaque. Contrairement à moi qui ai un naseau, lui a une truffe.

Il me saisit par la nuque me levant comme un chiot et s’élança tout en sautant par-dessus l’humain qui venait d’arrivée. Je ne compris pas grand-chose à ce qu’il suivit et n'eut pas vraiment le temps de réagir et de tenter de me libéré de ses mâchoires.
Le paysage défile tellement vite que je ne sus me repérer, les arbres défilaient à une vitesse folle, pas moyen d'accrocher son regard sur la moindre écorces, la moindre parcelles d'herbe ou de terre. Il se déplace bien plus vite qu’un véhicule roulant sur une voie rapide. Il s’arrêta et me lâcha enfin. Je tombais à plat ventre sur le sol humide et recouvert d’épines de pins, j'ai l'estomac dans les talons et la tête qui tourne.

Il reste là à me fixer, la tête dans ses épaules, il attend un mouvement de ma part. Les oreilles droites, j'osais soutenir son regard et exhiber les crocs. Ma queue se balançant lentement derrière moi.

De nouveau, je nu le temps de réagir, il claqua ses mâchoires près des miennes avec un sourire étrange, voir sadique, je ne sais pas, peut-être l'émotion qui m'en donne cette impression. J’ai vainement répliqué en voulant le mordre au poitrail.  Je me suis retrouvé sur le dos et les 4 pattes en l’air plus vite que je ne m'y attendais, je suis aussi dangereuse pour lui qu'un chiffon.

ses crocs contre ma trachée, je ne déglutis pas, je le regardais juste en tendant un peu plus ma gorge, si tu penses me faire peur ainsi, vas-y je t'en prie, achève moi ! Je ne fermais pas les yeux non plus, je le regardais presque avec un sourire de contentement à l'idée que ses machoires se referme définitivement sur ma gorge, que je me vide de mon sang, que ce corps pousse son dernier soupir.

Je clignais des yeux, étonnée, je roulais sur mon ventre en regardant les alentour, et me redressa sur mes pattes en fronçant les sourcils. disparut ! Est-ce le fait que je sois encore choquée où est-ce que cet animal se déplace anormalement vite ?
Je n’aie même pas eus le temps de le voir entièrement ou plutôt de me concentré assez longtemps sur lui pour retenir assez d'éléments.

Il fait presque deux fois ma taille, il est très fin un peu comme un lévrier. Il est bien de couleur bleue pâle, presque gris sur la partie supérieure de son corps, la partie inférieure étant blanche et des marques noir en forme de lignes partant de son cou et se terminant à son flanc. C’était là tout ce que j’avais eu le temps de retenir.

Remise de mes émotions, je me redressai, secouait mon pelage pour faire tomber les épines de pins et la terre s'y accrochant. Je me retrouve dans une forêt luxuriante et dense. Les arbres sont très hauts et très épais, la lumière passe difficilement par endroits. Le terrain est très escarpé, une paroi difficile à escalader. Mais bon en bas il doit y avoir les humains qui nous recherchent.

Tournant la tête une dernière fois vers l’endroit où il avait disparu je repris ma route, d'un pas las, mais décider à escalader ce flanc de montagne et de voir ce qu'il y a de l'autre coté.

Pourquoi ne pas m’avoir tué ? Était-il vraiment sérieux à la fourrière ? Ce loup est vraiment un drôle de cas. Je soupirai, peu importe il est parti maintenant et je doute le croiser à nouveau.

Entreprenant l’escalade assez difficilement au vu le sol humide et mes membres pas vraiment en état pour un tel effort. Je glissai par endroit, peut-être un peu trop souvent à mon goût même, le pelage de mon ventre habituellement blanc devenait peu à peu couleur argile.
Et dire que je m’étais lavée il a peu. Et ses griffes qui ne servent à rien à part accrocher les feuilles et former des paquets sous mes pattes. Vraiment très pratique ! Les hautes branches et leurs épais feuillages me donne beaucoup d'ombre et me protège pas mal de la chaleur, c'est à ce demander comment cela se fait que le sol soit si glissant ?

Après plusieurs heures de lutte, j’arrivais enfin sur ce qui semble être une plateforme dégagée. Il n’y a pas un seul nuage dans le ciel, une brise fraîche souffle sur le sommet de ce qui est en fait une falaise qui donne sur une vallée verdoyante à perte de vue.

Je me laisse tomber à plat ventre reprenant mon souffle et laissant mes pauvres pattes se remettre de leurs gymnastiques. Observant d'ici à la rivière qui coule là en bas et le champ d’herbe. Pas une seule bête qui pâtures ? Dans une si belle plaine ? Mes yeux se baladèrent sur la paroi de à falaise jusqu'a son pied. Elle forme un genre de petits escalier naturel avec ses multiples parois. Je me penche de plus en plus pour repérer les endroits faciles d’accès et les endroits plus dangereux aux roches coupantes enfin d'éviter de s’en tailler une patte là-dessus...note qu’une chute de cette hauteur, instinct ou pas, le résultat restera pareil.


Un souffle de vie.


Je bascule vers l’avant tombe à pique, me réceptionne sur un morceau de la paroi qui me le permet et aussi vite que j’eus atterri, je pousse sur mes postérieurs et je me retrouve à dégringoler la falaise à grande vitesse. Plutôt efficace comme système, mais plusieurs fois j'eus l’impression que mes os allaient imploser sous la pression de la chute, lorsque je me réceptionnais sur un des rebords.

Je n’ai pas pu éviter tous les endroits coupant et mes avant-bras sont en sangs. Au pied de la falaise, déjà l’herbe est haute, par endroits je m’enfouis complètement, me prenant quelques pierres disséminées sous mes pattes. Jurant en silence même s’il ne semble pas y avoir de monde pour m’entendre râler. Je rejoins assez vite la rivière et pour me désaltéré.

Que faire? La plaine est longue avec très peu d'arbre, verdoyante avec beaucoup de fleurs de toutes les couleurs. Cela va me prendra un long moment pour la traverser.

Mes membres sont bien trop endoloris et lacérés que pour marcher, j'optais alors pour une pause, profitant du calme qui règne ci, du beau temps et du paysage.

Je me glisse dans le ruisseau pour ma tremper jusqu'au ventre m'étalant sur toute ma longueur, tout en grimaçant en remarquant les gravillons souille ma chair, et qu'il va me falloir tout retiré et nettoyé pour éviter une trop grosse infection. J'ai de la chance, ils y a beaucoup de poissons dans l'eau et le sang les attirent, je me laissais faire et après un assainissement rigoureux. Je pus me lever avec des plaies propres et m'en alla me coucher sur plage crée par l'assèchement de la rivière.

J’admirai le ciel bleu quelques instants, fermant les yeux en me laissant caresser par la chaleur du soleil, tète tournée vers celui-ci. Je ne m’accorde que très rarement ce genre de plaisir, profiter de la douceur d’une soirée paisible se couchant lentement et se déteignant sur un ciel magnifique.

En ai-je encore le droit tout simplement ?

Le ciel prend des teintes oranges, roses avec un soupçon de mauves. Ce qui m’étonne c’est qu’aucunes créatures ne semblent vivre dans le coin. Même les oiseaux sont silencieux, pas une odeur de rongeurs, d'herbivore ou même de carnivores. C'est comme si l'endroit était abandonné.

Je me laisse lentement emporter par le sommeil et m’enroule sur moi-même sans vraiment me soucier de ce qui pourrait expliquer l’absence d’animaux. C'est quand même étrange, mais quoi que cela puisse être, je ne tiens juste pas à devenir un cobaye pour les humains, qu'un être arrive et me tue...ainsi soit-il !

Un cri aigu vient à me faire sursauter, je parcours la plaine des yeux cherchant la moindre forme, la moindre silhouette, mais rien ? Je tends l’oreille, reste sur le qui-vive... puis ce cri se répéta.

On dirait le cri d’un épaulard mais plus mélodique. et de toute façon que ferais un mammifère marin sur la terre ?  J’observe le point d’où ce cri provient, plissant les yeux inutilement.

Ah si ! Un mouvement se dessine au loin, la silhouette se rapproche et se disloque en plusieurs petits êtres bondissants et mélomanes. Je subsiste assise sur mes hanches. Seule ma tête dépasse des hautes herbes. Captivée par ses étranges créatures, je les observe sans me faire repéré. Tout comme le loup, ces créatures-là ne me disent rien du tout, je n’en avais jamais vu avant, je n'ai pas la moindre idée de ce qu'elles puissent t'être.

Elles surgissent parmi les hautes herbes, j’ai l’impression que le ciel se déteint sur elles. Elles sont mêmes proches de moi et l’une d’entre elles se retourne vers moi ! Je me baisse vite fait, me voûte dans l’herbe et tente discrètement de me retirer. Celle-ci sauta par-dessus moi, Je me stoppe illico et me retrouve à nouveau assise sur mon arrière-train, à la fois surprise par son bond et son incroyable discrétion.

Je ne l’ai pas entendue arriver. Je suis là, nez à nez avec une sorte de reptile haut sur pattes. Elle me fixe les oreilles droites, sa queue balance gaiement, elle semble tout aussi intriguée que moi je ne le suis par elle.

Elle ou plutôt "il" est aussi grand que moi, il ressemble à un petit dragon dépourvu d'aile, avec des écailles luisantes, sa peau semble douce comme du velours. Il a une silhouette plutôt carrée, sa tête est assez courte et ses oreilles sont longues et plutôt fines. Rien avoir avec les corps trapus et massifs des habituelle reptiles. Bien moins large qu'un crocodile, les pattes bien dressé. Des épines garnissent l’entièreté de sa colonne vertébrale, sa queue est terminée par une sorte de lame conique. Celui-ci a les crocs qui dépassent de sa gueule mais sans voir les autres spécimens je ne pourrais dire si cela lui est naturel ou non. Il est de couleur jaune clair et ces yeux sont rouges orangés.

Il dévia son coup sur la gauche, laissant s’échapper un long cri aigu mais plus grave que celui que je venais d’entendre. À peine quelques secondes après les autres lui répondirent et en un rien de temps je me fis encercler par ces créatures étranges.

Je me sens un peu à l'étroit soudainement… je tente de reculer mais elles sont partout ! Mes yeux les parcourent essayant de chercher une sortie, je ne suis pas vraiment à l’aise. Si elle sont des créatures très doué pour la chasse en groupes, je suis perdue...mais qu'attendent-elles alors pour me sauté à la gorge ?

Ils m'analyses avec leurs grands yeux rond qui portent une marque en forme de griffe naturelle qui différent chez certain individus.
Elles ne semblent pas montrer de signe d’agressivité, mais me faire entourer ainsi par un groupe ne me plais guerre.

Je m’abstiens de leur montrer les crocs, si elle m’attaque toutes en même temps je ne pourrai rien faire contre. Celui qui venait de m’aborder à une griffe noire qui lui traverse l’œil, mais ce n’est pas une cicatrice, mais un marquage naturel. Aussi maintenant entourée par elles, je peux distingués leurs robes abordant des teintes différentes et totalement fantastiques. Allant des vifs à des pastels en passant par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et leurs iris sont à chaque fois en contrastes avec leurs écailles.

Le groupe n'effectue aucuns gestes nerveux, rien n’annonçant une éventuelle attaque, juste de l'intrigue. Elles finirent par se décaler et laisser passer une créature âgée de couleurs bleue pastel avec les yeux oranges. Une chose encore seul le marquage à l'œil reste noir chez tous les individus et la couleur des piquants et des griffes elles restent blanches.

La dominante je suppose, à une marque plus élégante qui suit la forme de son œil. Un peu comme sur les dessins égyptiens. Légèrement plus grande que moi, elle me tourne autour, la suivant du regard, les oreilles pointées vers arrière. Je baisse l’encolure sans relever mes babines. Je ne sais plus qui surveillé...elle ou les autres ?

Que me veulent-elles ? Pourquoi restent-ils silencieux et sans agir ? Aiment-ils jouer avec leurs proies ? La créature finit sa ronde et vint se remettre à ma hauteur, corps à corps nous nous regardions. Elle se tourna vers les siens qui me fixaient penchant leurs têtes tantôt à gauche, tantôt à droite. Je la fixais arquant un peu le cou, si l’un d’entre eux se lançait vers moi, elle serait la première à y passer.

-Quel genre de créatures es-tu donc ?

Je restai consternée, elle parle calmement, sa voix est douce et semble sortir de l’imaginaire. Je pris un moment avant que ça question ne me percute. Elle est pourtant simple, mais le fait que d'autres créatures semblent pourvues d’intelligence, enfin parle de cette manière m’étonne encore.
- Je l’ignore.
- Comment cela puisses t être possible de ne pas savoir ce que tu es ?
Je laisse s’échapper un petit rire suffoqué.
- Je n’ai jamais vu d’autre créature comme-moi et je ne pense pas que mon espèce ait une appellation.
- Comment peux-tu dire cela avec t'en de certitude ?
-Allez savoir. Une intuition ...

La créature dresse son cou, regarde les siens et fit un mouvement de tête vers eux, tout n lâchant un petit couinement, doux et serein. plusieurs petits groupes se formèrent et se séparèrent de nous. Trois partirent vers la prairie, cinq descendirent vers la rivière et douze restèrent près de nous, dont mon abordeur.
-J'en ai vue des espèces et je ne peux te dire ce que tu es, mais je suis sur que tu n'es pas là seule. Les êtres ne naissent pas comme ça unique au monde.

Je la regarde s’éloigner, affichant une grimace, malheureusement, je ne suis pas née comme tel, j'étais humaine et je me retrouve dans la peau d'une bête maudite. Pourquoi ressemblé à une bête inconnue ? Je l'ignore et je doute qu'un jour j'en trouverais réponse. Et ais-je envie de le savoir ? Sommes nous plusieurs êtres maudits à nous retrouver prisonnier de ce corps ? Je ne suis pas certaines de vouloir le savoir après tout.

Celui qui m’avait presque sauté dessus revint à nouveau près de moi avec un sourire et une démarche prétentieuse, un peu à la façon des étalons paradant devant des juments. Il fit comme la dominante et lorsqu’il revient à ma tête. Il passa ses naseaux vers mon encolure.
Ce geste, me fis faire un bon sur le côté, je pensais qu’il allait m’y enfoncer ses canines, qui effectivement dépassent naturellement de sa gueule. Il se redressa affichant un sourire moqueur, je le fixe, les oreilles aplaties sur mon crâne et le bout de ma queue s’agitant nerveusement.

-Hé relax, nous ne sommes pas carnivore ! Je t’observe juste! T'es vraiment bizarre comme animal toi ! Me lançait-il.
-Si tu pouvais garder tes crocs avec toi, ça m’arrangerait.
L’animal souris ou plutôt devrais-je dire qu’il se rit de moi. Il se déplaça en pivotant sur mon côté et d’un mouvement de tête me montra les groupes.
-Nous sommes pacifiques, tu n’as pas à t’en faire, nous allons passer la nuit ici et demain, nous reprendrons notre route.
-Vous êtes nomades ?
-Ouais, ce n’est pas toujours facile, mais c’est notre habitude, si tu en croise qui ont des territoires définis, ne les approches pas, ils ne sont pas très appréciables !
-Tu ne m'as pas dit être une espèce pacifique ?
-Nous oui, il y a deux autres espèces, une marine avec un caractère pareil au nôtre et les Coïstes du dessert qui eux sont des grincheux.
-Il y a des différences entre vous?
-Ouais, les marins ont une voile sur le dos et ont une apparence plus aquatique que nous, les autres sont juste de couleur sombre et peu colorée. Les marins sont clairs sur la partie inférieur de leurs corps et foncés sur la partie supérieur, mais aussi diversifiés en couleur que nous.
-C’est vrai que pour être diversifié, vous l’êtes.
Me dis-je presque à moi-même en les observant. La nuit nous recouvre entièrement maintenant, je m'étais écarté du clan après avoir eus quelques renseignement de Pride sur les siens, il semblait fière de me parler de son espèce.

Je me couche là, dans une touffe d’herbes séchée par la chaleur accablante, l'écrasant sous mon poids pas si lourd que ça. Les créatures se mirent à chanter, opéra étrange où se mêlaient leurs voix, dans la pénombre de ce champ interminable.

J’en sursautai dans un premier temps !  Étonnée, mais me rallongeait, bercée par leurs champs et m’endormir malgré la proximité des petits dragons.

La nuit fut plutôt calme et fraîche, le jour se levant et avec lui le soleil déjà haut dans le ciel, quand j'ouvris enfin mes paupières. Je me lève tout en baillant et m’étirant, m’ébroue et parti me désaltérer à la rivière. Elle a bien diminué depuis hier, la chaleur est déjà accablante et affaiblissante. Les créatures de la veille ne sont plus là.

Étranges de voir un tel groupe et surtout d’être tombé sur des êtres pacifiques. Pride m'a un peu parler de leurs mode de vie, il se déplace en groupe former par plusieurs famille qui est définie par la marque qu'ils ont à l'oeil. Ce que je trouvai d'assez étrange de les voir rester en "eux" alors que le reste du temps il se mélange et se suivent, mais qui suis je pour critiqué leurs mode de vie ?

Je soupirais, mon regard perdu dans l'horizon, rassemblant mon courage et décider a traverser cette pleine ! Pour éviter la sécheresse ou de me retrouver sans eau, je vais simplement suivre la rivière pour aller en son amont.
En route, mon regard fis attiré par un point bleu dans la rivière. Je plisse les yeux pour mieux identifié l'étrange forme à moitié immergée. Et se fit avec stupeur que je me rendis compte que ce n’était rien d’autre qu’un petit coïste à peine viable.

Qui leva faiblement la tête, avant de la laissa retomber dans l’eau, a bout de souffle. Sautant jusqu'à elle tout en m’éclaboussant, je la saisis sans réfléchir et la sorti immédiatement de l’eau et la dépose sur le sol asséché et l'herbe brûlé.

Je ne sais quelle mouche m’eus piqué, mais à sa vue, mon cœur c’était arrêté et serré.  Heureusement la chaleur la réchauffe assez vite, je me couche à ses côtés pour lui faire de l’ombre.  Je reste allongée là, regardant autour de moi à la rechercher de la moindre trace laissée par son clan hier. La petite créature étendue à mes pattes ne bouge pas beaucoup mais sa respiration semble s’être remise. Dépitée, je redresse une nouvelle fois l'encolure et observe l'étendue herbeuse.

Qu'est-ce que je vais faire d’elle ? Je ne peux pas la laisser ici abandonné à son sort ! Ses congénères sont beaucoup trop loin à présent et je n’ai aucune idée d’où ils ont bien pus partirent. Mais la vrai raison n'est pas tellement mon incapacité à leurs courir après.

Ils auraient du remarque qu'elle manquait à l'appel, il l'ont sûrement laissé exprès là. Elle est peut-être trop faible pour suivre le groupe ?

Elle finit par réagir, redressant sa petite tête, me regardant avec ses grands yeux ronds. Tient ? Elle a une différence avec les autres ! Ses iris sont bleus comme son corps. Serait-ce pour ça qu’elle aurait été abandonnée ? Pour cette simple futilité ? Je ne pourrai le dire. Je ne sais pas trop quoi faire, je n’aie pas l’habitude de la compagnie et encore moins d’un bébé.
La petite se relève difficilement, je la regarde et l’aide maladroitement. Je ne devrais pas traîner ici, mais la petite m’handicape et je ne m’en sens pas la force de la laisser là, ni de la prendre avec moi...

Que faire, je me suis interdite tout forme d'attachement, tout risque de blessure pour quiconque m'approcherait... Est-ce que je laisse à la laisser à la merci d’un prédateur? L’achever maintenant pour lui éviter d’éventuelle souffrance ? Il est clair qu’elle ne pourra pas survivre seule, mais avec moi ses chances ne sont pas meilleures non plus.

Quel étrange dilemme, se moque-t-on de moi ? J’ai pris des vies égoïstement et maintenant on en mettrait une sur mon chemin ? Pourquoi ? Pour que je lui fasse du mal à elle aussi !

Je ferme les yeux, m’énervè sur le passé ne sers à rien, me réprimandé de nouveau sur ma faute, ne me ferra pas avancé, je dois me décidé. J’en attrape un mal de tête à force !

Une sensation froide me fit ouvrir les yeux... elle a son museau posé contre le miens. Je soupir, me relève, la saisissant en gueule, je me remis en route.

Remontant comme je l'avait pensé le cours d'eau, A là tombée de la nuit je fis une halte avec la petite. J’observe le semblant de bois se formant devant nous .bois puis me tourne vers la petite et avance sur le chemin dégagé. Je m'enfonçait encore un peu dedans pour remarqué des zones de passages biens marque... ce bois est visité par les humains. C'est pour ça qu'il y a peu d'animaux.

Je m’éloigne à peigne que la petite se relève et titube jusqu'à moi, effrayé que je la laisse seule à mon tour. Je l’attends et avance d’un pas moins rapide. Elle a un peu de mal, mais elle finit par prendre une marche plus rapide. Si ce n’est quel se déplace sous mes pattes… Quelle idée ? J’ai l’air d’une constipée quand je marche maintenant. Avec ces vint centimètre j’ai peur de lui marcher dessus et si je la garde en gueule tous le long, elle sera encore couverte de bave.

Je ne sais vraiment pas quoi faire d’elle, je ne suis pas habitué à la compagnie. Moi-même je ne me vois pas donnée là vie. Franchement quelle idée je viens d’avoir là !  Mon empathie humaine va me perdre.

Après une bonne heure de marche les arbres devinrent plus étouffants, nous donnant du fil à tordre pour avancer sans devoir sauter une racine, escaladée une paroi ou dégringolée une pente escarpée.

Plusieurs fois, je dus venir en aide à la petite qui après ses talus était complètement épuisée. Lors d’une manœuvre avec elle, je me suis entaillé la patte avant. Mes plaies ne cicatriseront jamais à ce train-là !

Épuisé, je finis par me coucher sur un lit d’herbes sèches, léchant le sang coulant de ma blessure. La petite est à côté de moi. Elle halète plutôt fort, peut-être devrai-je ralentir le pas quand même.

- Repose-toi, nous avons tout notre temps.

Elle me regarde fixant mes pattes dansant sur elle-même, je penche la tête dubitative, puis comprends ce qu’elle attend. Je me laisse tomber sur les flancs dégageant mon ventre pour créer un petit creux. Elle se hâta et vint se glisser en peu de temps entre mes pattes. Comme si cela était normal !

Elle ne me montre aucune méfiance depuis le début, elle n’a jamais croisé de prédateur ? Les petits n’ont peut-être pas conscience du danger que représentent les créatures différentes d’eux peut-être ? En même temps le groupe lui-même c’était montrer plus que curieux à ma rencontre et pas du tout effrayé.
Nous sommes restés là environ une heure. Le silence venant à être brisé par un grondement sourd. Mon ventre repartait dans ces tentatives afin que je le remplisse. La petite en fit un bon, premièrement surprise, puis elle se redressa sur ses quatre pattes, sa queue s’agitant, ses oreilles droites et son regard fixer dans le miens. Je soupirai résignée.
-Tu as faim ?
-Oui !
Étonnée et quelque part soulagé qu’elle puisse déjà parler, je l’imite tout en m’étirant. Jetant un œil à mes pattes dont le sang avait fini par sécher.
-Tu sais donc parler…
-Oui… maman où ?
Ennuyé je détourne le regard du petit être, que pouvais-je lui dire ? Que son clan l’avait abandonnée. Je détournais la question par une autre.
-Tu as un nom ?
Elle reste dans le silence semblant chercher, regardant une fois gauche, une fois à droite, puis me regarde de nouveau, elle a l’air perdue.
-On ne t’a pas nommé à ta naissance ?

La créature baisse la tête comme si elle avait fait une bêtise. Je soupire en regardant ce qu’il y a autour de moi. Abandonné et sans nom. Si ses parents ne la voulaient pas, pourquoi l’avoir gardé en vie si longtemps ? Je suis sûr qu’elle a déjà plus d’un mois de vie. Lui trouver un nom ne doit pas être très difficile en toute logique !

-On va-t’en trouver un !

Elle me regarde alors avec plus d’enthousiasme, assise à attendre…sa queue balançant comme plutôt.
Qu’est-ce qui pourrait bien lui aller ? Je l’observe un instant avec ses écailles toutes bleues et ses grands yeux bleus. Tiens saphir pourquoi pas ? Bien que j’aie entendu certains de ses congénères porter des noms anglais…seraient-ce une bonne idée d’essayer de suivre leurs noms alors qu’ils l’ont abandonnée ? Elle joue avec sa queue, je souris, elle a l’air quand même bien éveillé pour un bébé qui était presque mort dans une rivière.
-Attends…que penses-tu de… River ? Non ça sonne plus comme un mâle.
Et vu sa tête, ça ne semble pas lui plaire non plus.
Pourquoi ce prendre autant la tête pour un prénom ? Aller un petit effort !
-Abyss ?
-Byss, oui, j’aime.
-C’est un peu trouver à la va-vite, mais si ça te plaît c’est déjà ça.

Apparemment le nom lui plaisait vu sa manière de sautiller partout et de se rouler sur le sol. S’il n’y a que ça pour lui faire plaisir ! Ce qui m’amuse, c’est qu’elle ne semble pas avoir de problème de confiance avec moi. Elle est calme, tranquille comme s'il était normal qu’elle me côtoie.

J’ai beau chercher, je ne vois toujours pas comment faire avec elle. Comment la protégée ? Comment la nourrir ? Elle va certainement me gêner, je ne sais pas quoi en faire, mais l’abandonné n’est pas non plus la solution.

La petite regarde autour d’elle, il fait plus frais dans le sous-bois, j’en ai la peau qui frémit, tient en général les reptiles ne savent pas se réchauffer d’eux-mêmes, est-ce pareil pour elle ? Je regarde tout autour de nous après un mouvement, une vie, quelques choses à se mettre sous la dent.

Ça aussi pourrait poser problème, si je me fais attaquer, je ne devrais plus simplement me laisser faire, je devrai fuir avec elle ou bien me battre. Hasard ou non ? J’ai l’impression que l’on me donne là une raison de vivre. Je me remets en route, il ne lui faut pas plus pour venir se réfugier entre mes pattes.

Les racines se font moins espiègles ici, la progression est plus tranquille. La petite me suit comme elle le peut. J’ai beau ralentir, à chaque fois j’oublie sa présence et accélère le pas, à chaque fois ses cris résonnent derrière moi, alors je m’arrête, l’attend et reprend ma marche intuitive.
-Tends, tends, fatiguée ! S’essouffla la petite.
-Ça risque d’être très long…

Je m’assis à ses côtés, langue pendante et la respiration rapide. Il va falloir apprendre à modérer mon pas. Un gargouillis vint à troubler de nouveau le silence. Abyss tourna sa tête sur mon ventre puis vers le sien qui répondit à l’appel du mien. J’ai la fâcheuse tendance de le délaisser depuis bien longtemps. C’est un mode de vie que je vais devoir réapprendre si je veux la garder auprès de moi.

Que mange-t-elle à cet âge ? J’ai vu des individus de sa race manger de l’herbe, chasser des poissons ainsi que des rongeurs. Ça ne devrait pas être trop dur à trouver ?

Le museau au sol, aucune effluve, rien qui pourrait annoncer la présence d’une éventuelle proie. Je n’ai jamais vraiment pisté, mais mieux vaut tard que jamais.

Ça si je ne me trompe c’est l’odeur d’un rat ! En général ils aiment bien vivre près des points d’eau. En s'avançant un peu plus loin dans le bois, celui-ci c'est fait plus dense et plus hasardeux avec les ronces et les fougère qui ne facilite pas notre marche. La petite m’imite en marchant derrière moi, j’ignore si elle cherche réellement quelque chose ou si elle ne fait que me singer… Pourquoi elle se casse maintenant ?
Je relève la tête pour la suivre, alors qu’elle trottine entre de grosses racines et si en gouffre. Euh elle me fait quoi là ? Je vois son postérieur qui dépasse mais elle ne bouge plus.

Ne me dis pas qu’elle…j’approche d’un pas assez rapide, me retenant de rire, esquissant juste un sourire en coin. C’est une technique un peu particulière. Je la saisis au niveau des hanches tirant doucement pour éviter de la couper en deux quand même. Une fois dégagée, elle se tourne vers moi avec un mulot en gueule.

Bon je viens de me faire battre par un bébé à la chasse, bravo l’instinct ! Au moins elle peut se nourrir seule c’est déjà ça ! Une fois son mulot englouti, la marche reprit quelques minutes avant de tomber sur une rivière assez profonde. Je tente la pêche ou pas ?

Abyss se glisse encore une fois entre mes pattes pour boire, observant la surface de l’eau, le courant est doux et je peux voir le fond, et donc d'éventuels poissons.

Je ne réagis pas sur le coup, la petite avait basculé dans l’eau, prise de panique sans savoir si elle peut nager ou non, je reste paralyser à attendre de la voir sous l’eau devenue trouble. Une ombre suivie par plusieurs bulles firent leurs apparitions et la tête d’Abyss sorti hors de l’eau. Amusée elle m’en balança une gerbe à la figure que j’évite par réflexe en levant ma tête. Elle nage...heureusement elle nage !

Bravo ! Manqué de la laisser se noyer aussi bêtement ! Quelle gardienne je fais ! J’entre à mon tour dans l’eau en plongeant la tête dans le liquide glacé. J’ouvris les yeux et je fus surprise par un rapide mouvement devant mon nez. Abyss nage très bien à vrai dire !

Quelques poissons en plus virent s’ajouter dans son estomac. Pacifique, mais pour les poissons et crustacés. L’eau ne me dérange pas du tout, je m’immerge, restant en apnée un bon moment, mon pelage pourra au moins retrouver sa propreté. Nous sommes resté quelques heures près du ruisseau, pour nous reposé un peu, puis nous y passions même la nuit. Le lendemain, c'est Abyss qui m'extirpa de mes songes à l'aurore, le réveil fut dur, mais après de long étirement. On repris la route pour sortir du bois ou nous n'avions finalement pas croisé d'humains, mais ou devant nous s’étend un énorme marécage déboiser.
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MessageSujet: Re: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Jeu 20 Juil - 19:05

Une longue route.


Heureusement le temps est avec nous. Il fait bon et même plutôt chaud, mais pas de quoi s'affolé, nous sommes arriver dans une zone inondée.
L’herbe est boueuse et collante, l'odeur fétide qui y plane laisse présager que plusieurs animaux on du être pris au piège ici dedans. Il n'y a pas d'arbre, très peu de buissons, juste quelques touffes d'herbe desséchée et des talus de vases noires et une eau trouble et calme.

J’ai un peu de mal à avancer, mais pour Abyss ça relève presque de l’impossible.  La boue lui monte jusqu’au ventre, elle nage pour ainsi dire dedans. L’observant ainsi bloquée, une idée me vient en tête. Ma queue se souleva pour venir se plaqué juste à côté d’elle, je l’enfui sous la boue, le mouvement fis que la vase se soulevant en vague et agit comme des sables mouvant pour la petite créature bleue.

Fatiguée elle n'arrive pas à lutter contre la terre et se retrouve très vite enfouie. Malgré les toussotement et les cris de détresse qu'elle poussa, je ne lui ai pas une seule fois porté mon attention, jusqu’à ce qu'elle ne produise plus aucun son.

Je repris naturellement mon pas, ma queue se dégageant difficilement du sol alors qu'elle happe le ventre de la petite pour la hisser hors de la terre. D’un mouvement de balance vers le haut je la fis glisser jusqu'à ma croupe. Ce sera beaucoup plus simple pour elle et je pourrais marcher à mon rythme sans risquer de la perdre.

Soulagée, elle laisse pendre ses pattes de chaque côté de mon arrière-main creusé par la maigreur et ...je vais finir par ne plus me laver ! Chaque fois que je le fais, je suis encore plus sale le lendemain !

Par endroits mes pattes s’enfoncent jusqu’à mon ventre. J’ai beaucoup de mal à avancer, je glisse parfois très près de l’eau trouble. Et remonte un peu plus haut tout en scrutant l'horizon a la recherche d'un endroit plus accueillant. Mais pour l'instant c'est peine perdue, il n'y a que le marais et encore et toujours ce paysage lugubre et puant, qui nous colle à la peau.

L’eau, je ne sais pour quelle raison, mais je ne veux pas y tomber dedans malgré la chaleur.  Quelque chose me dérange avec ce marais, il me semble bien trop calme. Il n’y a pour ainsi dire pas d’oiseau et pour un marais de cette taille, c’est assez étonnant de ne pas y voir d’animaux plus gros non plus.
-Là ! Cria d’un coup Abyss, ce qui me valut presque la crise cardiaque.

Je me retrouve étalé dans la boue, le sursaut, m’ayant fait glisser sans pouvoir me rattraper à quoi que ce soit.
-Quoi ?
-Là !
-Mais quoi là ? Qu’est-ce que tu as vu ?
-Là, les dents !
-Les dents ?
-Oui!
Je regarde vers l’eau et effectivement il y a du mouvement ! Je recule sans lâcher la forme des yeux. On nous a certainement pris en chasse et maintenant que ce truc est repéré, je doute qu’il reste calme et vu le remue dans l’eau ça n’a pas l'air petit !

Je déteste avoir raison, l'animal est certainement affamé et je doute qu'il nous laisse partir sans rien tenter. Je ne peux pas lui en vouloir de nous tué pour se nourrir, nous le faisons tous, il y a un temps je me serais même laissé dévoré sans sourcillé, mais la j'ai pas envie de condamné Abyss par la même occasion.

Me tournant vers ma croupe en essayant de ne pas glisser et me coincer inutilement, je saisis Abyss dans ma mâchoire. Berk et avec le goût de la terre en prime ! T’en pis je vais devoir faire avec ! Prête à courir, la créature sous marine, ne tarda pas a nous attaqué en soulevant une large vague qui vient me lécher les pattes.

Persuadé qu'elle prenait de l'élan pour monté sur la berge, je pars le plus vite possible de là, galope sur ce que je peux des morceaux secs sur lesquels je peux tenir sans trop m’enfoncè. Les berges sont bien trop souvent éloignée les unes, des autres. Le marais est un vrai labyrinthe qui donne vraiment avantage à la créature marine, vu que toute les pièce d'eau sont reliés entre elles et que les parties sans eau doivent juste lui offrir des plages de détente comme les crocodiles vivant en fleuve.

L’animal passe sous mon ventre lors d'un de mes saut, mon estomac sans retourne avec une boule de stresse, me donnant des crampes et me gênant dans ma fuite. Ma crampe me fit raté ma réception qu'avec la panique, j'avais mal jugé, et me retrouvais à glissé sans pouvoir me retenir jusqu'à l'eau.

Bien sur Abyss fut pour ainsi dire projetée dans l'eau et même si elle est bonne nageuse, je doute qu'elle puisse ce débrouillé contre une créature aussi grosse et qui est dans son domaine. Je me jette gueule la première dans l’eau pour saisir Abyss qui lâcha un cri de douleur quand je la sortir de là.

Je me tourne de moitié et la balance plus loin. L’eau se soulève sous l’agitation de la bête, je tente de reculer, mais avec la précipitation je viens à glisser de nouveau. Mon dos contre la vase et les 4 pattes en l'air, je me tortille pour me redressé face à une sorte de crocodile deux fois plus gros que moi et tenant bien droit sur ses pattes. Il n’a rien en commun avec les crocodiles et alligators connu.

Il aborde une mâchoire proche de celle du crocodile en plus étroite et courte. Sa mâchoire supérieur est creusé pour laisse passé ses longues canines, si je puis dire, celle juste après ses incisives et une deuxième courbe pour laissé passé une deuxième pair de longue canines. L'animal comme je l'ai dis ce tiens droit sur ses pattes, ses postérieurs plus longs et l'arrière main plus haute que l'avant main, comme pour moi.

Ce crocodiliens n'est pas que physiquement impressionnant, il est aussi par le bond qu'il vient de faire, la force de sa mâchoire m'agrippant la hanche, il me tira avec lui dans l'eau.

Le froid du marais me surpris, par chance pourrais-je le dire, il ne tourna pas sur lui-même comme le fond les crocodiles de maintenant. Mais me débattre et chercher à le griffer fut inutile, même si je le blesse, il n'en réagit pas pour autant. Il se laisse simplement coulé en me retenant. Il attend simplement que je me noie.

Je lâche la créature des yeux pour regarder autour de moi, il n'y en a pas d'autre...pour l'instant, mon regard se perdis sur la surface. Ses minutes vont être longue avant que mon corps ne commence a réclamer de l'oxygène et que mes poumons ne cherche à me faire inspirer, provoquant de cette façon ma noyade.

Ma seule pensé fut pour la petite créature seule là-haut qui subira certainement le même sort. C’est dommage, je pensai peut-être pouvoir repartir sur une bonne base, peut-être rattraper mon erreur d'antan. Si je refusais de vivre, je m'étais décider à le faire pour elle.

Mon corps devint lourd, mes muscles se raidirent et ma raison se perdis, juste la colère, rien que ce sentiment qui m'oppresse et qui me fis réagir. Nous avant touché le fond , me contorsionnant pour me tourner face à lui, pour le mordre et lui entaillé l'arcade. Il donne alors un grand coup de tête de gauche à droite, qui me secoua comme une chiffon et me fis boire la tasse. La douleur que je ressentis alors dans mon tibia fut assez intense pour de douter qu'il me l'a cassé, mais comme il va me manger, je n'en ai que faire...

Ce reptile préhistorique, oui car c'est est bien un, ne fait que se nourrir au final, ce n'est pas un méchant, juste un chasseur. Il pourrait au moins me croqué la tête et me tué, l'attente en devient dérangeante. Je commence a suffoqué, luttant pour ne pas inspirer. C'est à la fois douleur et apaisant, je finis par relativisé, j'ai toujours attendant ce moment.

Elles me reviennent à l'esprit, aurais-je la chance de les voir là-haut ? J'en doute fortement...Si paradis et enfer existe, elles ne seront sans doute pas avec moi en enfer.

Alors que je plonge dans l’obscurité, un bruit étrange vient à me faire souffrir atrocement. Je mis du temps à m’en rendre compte, vu que j'essaie de ne pas respirer, mais la créature ne me tient plus ! Elle se tord de douleur, pas le temps de voir ce qui provoque cela, pas le temps de voir si elle est déjà prête à me rattraper, j'avais donner un coup de queue assez puissant pour me propulser vers la surface.

Qu'elle joie que de pouvoir respirer de nouveau, qu'elle frayeur ais-je eus, je me hâte de quitter l'eau. M'éloignant vite fait du bord...se cri, qu'elle était donc ce qui aigu qui semblait vouloir me briser de l'intérieur ?
Je m’étale sur la boue, toussant et recrachant l'eau qui avait réussit a s'introduire dans mes poumons. Abyss habituellement bleue, courus jusqu'à moi tremblante et tétanisé.
-Abyss c’est toi ce cri ?
Elle se mit alors à pleuré comme si elle avait fait une grosse bêtise, je souris, en collant ma tête contre elle.
-Merci Abyss …
Je saisis ma sauveuse en gueule, le crocodile ma bien décider à vite quitter le marais ! Et c'est au pas de courses que je le fis. Je ne sais pas s'il est seul la dedans, car il n'eut plus d'attaque, est-ce que le cri a fait fuir tout ceux qui aurait pu être là, ou est-ce que ce monstre préhistorique vie seul ici depuis longtemps ? Vu sa taille, il est vraiment très vieux, il ne me semble pas que les kaprosushus soit si grand, du moins ils n'ont pas trouver de squelettes de spécimen aussi grand que celui bien vivant que nous venons de croisé...

Nouvelle joie, que de voir la fin de se marais alors que la nuit tombe ! Mais... J’ai honte… Mon odeur bat à plate couture celle des putois ! C’est à peine si je me supporte moi-même! L’envie immédiate est de trouver une rivière, m’importe quoi pour nous laver.

Abyss court devant moi en ce secouant pour se débarrasser de la vase. Elle s’ébroue et sautille en même temps et cela se finis souvent par une belle gamelle sur le chemin de terre.

Je ne m'amuserais à vous dire si je reconnais ou non l'endroit...c'est plutôt évident ! Je voyage de plus en plus loin depuis 3 ans maintenant, je n'ai donc aucune idée même du pays ou je suis !

Après une longue marche, encore et une coïste endormie sur mon dos. Une rivière semblant être apparue la devant nous, par miracle ou peut-être parce que la forêt elle-même ne supporte plus notre odeur! Nous nous jetions dedans, Abyss c'est réveillé en reconnaissant le clapotis de l'eau.

La vase se dissipe, mais l’odeur reste malgré tout encrée et mes poils et ses écailles garde une couleur noirâtre. Une fois sortie de l’eau je m’écroule près d’un tronc d’arbre et Abyss ne tarde pas à se hisser entre mes pattes et se coller contre mon ventre pour s’endormir. Elle m'a définitivement bien adoptée... J'espère que je ne le regretterais pas un de ses jours.

Le lendemain matin, je me réveille assez tôt, encore dans les nues, la douleur qui me prit me rappela soudainement mon postérieur brisé. Grimaçant, je regarde autour de moi, puis dans un sursaut, je me rendis compte qu'Abyss n’est plus là ! Je saute sur mes trois pattes à l’affût du moindre mouvement. Mon cœur cogne dans mon poitrail et bats de nouveau des records de vitesses, où est-elle?
-Abyss ? Abyss ! Ou es-tu ?
Je regarde, écoute mes oreilles s'affolent dans toutes les directions, mais rien! Je lâche un grondement sourd et énervé. Le museau en vent et alerte, je suis son odeur parmi les arbres, les fougères et les ronces.

J’arrive près d'un gros chêne ou son odeur s'est volatilisée. Je regarde partout et appelle de nouveau, me stoppant assez vite quand une petite voie me parvint du ciel.

-Garde suit dans l’arbre, haut !

Je lève alors la tête et vis ma petite acrobate perchée sur une branche. Mais comment a-t-elle atterrit là ?

-Un oiseau attrapé moi et je suis accroché !
M'expliquait-elle alors fièrement.

-Tu m’en vois ravie !  Et tu comptes rester encore longtemps là-haut ?
-Non, sais pas descendre !

Je souris à la fois rassurée et amusée, recule d’un pas pour analyser l’arbre et bondis en l’air pour me réceptionner à une branche un peu en dessous de la sienne. Heureusement, qu'elle n'est pas très haute dans l'arbre et que les branches de celui-ci sont très épaisses et nombreuses. Je connais assez bien ma force et mon agilité, mais je reste malgré tout étonnée de la facilité avec laquelle je me conduis à elle, malgré mon membre défaillant.

Finalement je m'y fait à ce corps. Je saisis le bébé en gueule, descendre fut un peu plus compliquée sur trois pattes que pour monter... ouais, bon cela reste entre nous hein ? Descendre d'un arbre en se laissant tomber en roulé-boulé, n'est pas une technique très employé.

Je relâche Abyss, reprenant mon souffle, je me suis faite une petite frayeur en me laissant tomber j'ai cru que j'allais m'assommer toute seul comme une grande...Me tuée par mégarde...ce serais franchement ironique.

Enfin la question maintenant, c'est comment ais-je pu laissé la petite se laisser attraper si facilement, comment ais-je pu ne pas l'entendre partir, ni se faire attraper ?

-Abyss tu es partie toute seule dans le bois ou est-ce que l'oiseau ta attraper t'en que tu dormais ?

Elle s'assit en baissant sa tête et ses oreilles, détourna en suite son regard du mien.

-Suis partie seule, j'avais soif.

-La prochaine fois Abyss, réveil moi si tu veux aller boire, tu es encore trop petite que pour te promener à découvert d'accord ?

Elle me fit un oui avec une mine triste.

-Si je ne sais pas ou tu es je ne peux pas venir te défendre, tu comprends ? Je tiens à toi.

Je lui souris en lui donnant un léger coup de museau pour, la rassurer, je ne veux pas la disputer, juste qu'elle comprenne que c'est dangereux de partir seule. Enfin je pense qu'elle ne pas stupide et qu'elle la très bien comprise.

Je contemple la forêt, elle est bien vraiment belle, nous devons être en plein mois de printemps, ils y a des fleurs violettes en formes de clochettes partout, je penses que ce sont des jacinthes. Les arbres ne sont pas tous bien feuillus, mais assez verte que pour nous donner assez d'ombre, la chaleur est très supportable ici.

Mon souffle retrouvé, nous reprenions donc la route. Je m’ébroue et en même temps porte mon regard sur la petite qui bondit de gauche à droite de vue. Sa présence me remonte vraiment le moral, elle est d'une gaîté naturelle, elle s'amuse d’un rien, elle ne fait que pleinement profiter de sa vie de bébé. Son passé ne semble pas plus la traumatisé que cela, peut-être aura-t-il des répercussions sur elle plus tard ? Ou peut-être pas, enfin je ferais en sorte qu'elle ne se sente plus jamais abandonnée!

Nous avons parcourus, escalader, courus dans la forêt des jours durant. Rencontré plusieurs animaux ordinaires, comme des écureuils, des lapins, des renards, des biches et des blaireaux. Pas d'animaux plus fantasque que nous. Pendant notre avancée, nous sommes tomber sur une petite formation rocheuse creuse, créant un abri naturelle contre la pluie et le vent. Des buissons morts complètement recouvert de lierres cache l'entré de la galerie. C'est ici même que nous nous établissions.


Deux ans plus tard



Le soleil est à son zénith, parmi cette belle forêt luxuriante aux fleurs arborant de nombreuses couleurs. Une forme bleue se déplace sur un chemin marqué par plusieurs allers et retours à une cachette abritant deux étranges créatures. Dans une crevasse entre deux parfois gît une masse beige affalée dans un lit de feuille morte. La créature bleue arrivée jusqu’à elle lui saute alors dessus tout excitée de lui montrer sa découverte. L'endormie ouvre l'œil lentement, la lumière du soleil l’aveugle mais elle devine à qui appartient la silhouette qui lui écrase les cotes.
Je me redresse, baillant à m'en décrocher la mâchoire, je me laisse couler sur mon flanc pour me tourner vers elle vu qu'elle est dans mon dos.
-Qu'est-ce que tu as encore trouvé ?
-Aller lèves-toi Maman ! J’ai trouvé des traces comme je n’en avais jamais vu !
Je me lève d’un pas lourd et m’étire en même temps, me donnant une allure très particulière... mais ce détail n’est certainement pas celui qui vous interpelle le plus n'est-ce pas ? Oui, Abyss m’appelle maman depuis l’an passé. Mais elle ne le fait pas tout le temps, cela me gêne un peu...
Elle me montra donc ces traces étranges près de la rivière qui s'écoule à peu près 2 kilomètres plus bas, par rapport à notre tanière. Il y a quelques sapins qui nous donnes quelques coins d'ombre mais la zone sont plutôt lumineuse et bien éclairée.
Effectivement, les empreintes ne pouvaient pas être ratées, elles sont énormes ! Ce sont des empreintes de Loup, mais vu la taille, ce n’est pas un loup commun. Un direwolf ? Ces loups géants sont de très bon chasseur en meute et si c’est un solitaire, nous sommes des proies faciles.
J’ai repris du poil de la bête, je pense être en mesure de me défendre si nous tombons dessus, mais de là à le défi pour le chasser sommes trop risqués pour nous, je crains bien !
-Il faut partir d’ici.
Abyss se tourne brusquement vers moi sans comprendre. Je sais qu’elle aime cet endroit, mais nous ne sommes plus en sécurité avec un tel prédateur dans le coin. Nous n'avons pas le choix si nous ne voulons pas être en concurrence directe avec lui dans une zone avec peu de proies.
-Mais pourquoi ? On est bien ici !
-Ce n'est plus le cas Abyss, les direwolfs sont grands et fort, je ne pourrais peut-être pas te défendre. On s'en va !
Il n'en fallut pas plus à la coïste pour qu'elle se place directement près de moi prête à me suivre. Nous recommencions des à présent notre voyage abandonné il y a deux ans, pour un lieu plus sûr.
Mais... un instant... Si cette bête a faim et qu'il nous prend en chasse, il a juste à nous pister. Et c'est certainement déjà chose faite. Abyss me proposa l’idée de suivre la rivière en le remontant. L'idée n'est pas mauvaise et comme nous sommes juste devant, nous nous en pressons de la suivre.
Nous savons toutes les deux très bien nager, donc la fuite sous l'eau reste très possible si jamais le besoin en est. L'eau nous arrive aux genoux la plupart du temps, parfois nous devons nager mais rien de très épuisant.
Il nous fallut deux bonnes heures pour rejoindre l'amont de la rivière, qui s'étendirent devant nous sous l'apparence d'un beau lac pas très large. Il doit y avoir du poisson ici et avec notre départ en toute hâte, nous n'avions même pas pris le temps de manger quelques choses.
En me tournant vers Abyss je la vis plonger et nager droit devant-elle allant quasiment de l'autre côté de la rive et revenir à toute vitesse vers moi. Quand elle fut assez proche pour que je plonge à mon tour, je coursais à mon tour les poissons qu'elle avait rabattus, pour la laisser prendre du recul. Si je sais me débrouiller sous l'eau grâce à ma queue qui me sert de propulseur et gouvernail. Ce n'est rien comparé à Abyss et sa facilité du mouvement sous-marin.
Elle fit un cercle et prit très vite de la vitesse pour frapper les poissons sur le côté. Cela en assomma plus d'un et il ne me reste plus qu'a les cueilli.
Nous remontons ainsi une bonne dizaine de poissons ce qui apaisa notre faim en attendant. Nous nous reposions aussi sous le soleil de fin de journée.

Abyss a donc 2 ans, mais elle est encore très jeune dans sa tête, je ne pense pas qu’elle soit encore arrivé à sa taille adulte. Elle fait 50 cm de haut et j’ignore à quel âge cette espèce est considérée comme adulte, mais je pense qu'elle atteindra sa taille adulte vers 4 ans.

Une fois notre repas digéré et nos pattes reposées. Nous nous dirigeons vers les nouvelles montagnes se dressant devant nous. Plus loin dans les bois nous tombions sur un chemin plutôt bien dégagé. Nous le suivions sur une bonne distance à vive allure ou Nous débouchions sur une petite corniche.
le chemin continue juste en dessous de nous pour quitter le sous-bois en passant sur un chemin de roche descendant sur le plateau inférieur et aller vers un début campagne dont une ville se voit là-bas au loin.

Je regarde l'horizon, il y a des humains par-là, ils doivent donc aussi venir ici, je ne devrais même pas me poser la question, je sentis i leurs odeurs une fois passer le lac.

En baissant mes yeux vers le bas de la corniche, je remarquais seulement un bâtiment pas très grand, un entrepôt je suppose. Je préfèrerais éviter de passer près d'eux, mais descendre là en bas, nous éloignerais à coup sur des gros prédateurs. Bon aller en route !

Abyss poussa un cri soudain qui me surprit, je fis volte-face et la vis pendue en l’air et se faire éjecté avec violence contre le sol.
Mon sang ne fit qu’un tour dans mes veines, mes pupilles ne devant que deux lignes, la rage me prit en une fraction de seconde. Je me jetai sans même réfléchir contre le dire wolf noir mesurant presque deux fois ma taille!

Il claqua les mâchoires dans le vent, J'avais pris appui sur son museau pour me projeter sur son dos, lui plante mes crocs dans un mouvement de rage au niveau du coup sans le lâcher. le loup se secoue pour me déséquilibrer et je reste fermement accrochée à lui, je n'ai aucune envie de le lâcher !

Dans ma folie naissante, je ne me rendis compte que trop tard qu’il s’était jeté droit dans un arbre pour m’y écraser. J'avais desserrer ma prise, mais trop tard, ma colonne entra en collision contre le tronc, m'arrachant du pelage et de la chair. J'émis un grondement rageur autant contre la douleur, que contre le loup.

Il se dégage aussi vite du tronc pour me faire face, j'en tombe lourdement au sol, le dos endolori, j’eus énormément de mal à retourner ma tête vers Abyss allongée plus loin, sans pouvoir vérifier si elle vit toujours. Le loup se dirige vers elle, pourquoi il va vers elle? Je suis au sol ? Il ne devrait pas changer de proie comme ça ? Je ne pus que gronder, mon corps refuse de se relever.

-Arrête !

Il s’immobilisa en tournant légèrement la tête vers moi.

-Ou quoi ? Dit-il d’un ton sarcastique.

Sur le coup j’aurais aimé pouvoir perdre mon contrôle et le réduire en bouillie, mais c’était aussi risqué pour Abyss. Son attaque soudaine, ma presque faite perdre les pédales.

Dans un effort d’espérer je réussis à me relever sur des pattes tremblantes. J’ai l’impression qu’un rocher m’est tombé dessus. Le loup me fixe, exhibant ses crocs. Pourtant pleine de volonté et un regard aussi noir que son pelage, le loup n'en frémit même pas. Bien du contraire. Il presse sa grosse patte sur la gorge d'Abyss qui en hurle de douleur !

Cela fut insupportable ! Mais en même temps, c'est ce qui me poussa une nouvelle fois à plonger sur lui, passant sous ses membres en appuyant mon antérieur au sol pour pivoter et tourner sur moi-même. Mon geste l'obligea à s'écarta par réflexe. Les crocs serrés et le poil hérissé comme jamais, je hurlais dans un râle de rage :
-dégage !
Dans un premier temps il sembla absent, puis il pouffa de rire.
-C’est que tu ferais presque peur !
Le loup éclata de rire, mais surtout il ne faisait plus attention à nous. Bien que ma haine soudaine, me donne des difficultés à raisonner.
Abyss est beaucoup plus grande et donc plus dure à porter dans ma gueule. Je tente quand même le coup, lui saisit le bas du coup et la tira vers la corniche.

Elle me regarde, mais elle une boue par , ce n’est pas étonnant, elle n’avait jamais été attaquée par un autre prédateur que ce crocodile des enfers, elle s'est déjà blessé, mais jamais eus de choc avec une telle violence.

Ce qui n’est pas mon cas, j’ai peut-être repris de l’allure, mais certaines cicatrices ne s’effacent pas. Abyss m’a aidé à faire un trait sur le passé, pourtant je rêve toujours de cette nuit. J’ai tellement peur de faire la même erreur avec elle.

J'ai réussi à la traîner assez loin, mais pas assez vite pour échapper au loup qui revient à la charge. Il me fonce droit dessus, gueule béante, je cabre sur mes postérieurs et feule ma colère... Il m'ignore complètement, me rentre dedans et me retourne sous lui, tente d’agripper ma gorge.

Dans un mouvement de panique, je lui enfonce mon ergot dans la mâchoire inférieure. Il soulève sa tête pour me déloger et je me retrouve suspendue à sa gueule. Il se secoue et je tombe comme une masse, le dos butant contre le sol dur! Je vis ses crocs se refermer sur moi… ce fut la dernière chose que je pus voir.


Tu m'as fais une fleur, je te fais une fleur.



L’air est lourd et étouffant, j’entends du bruit autour de moi. J’ai l’impression que des gens parlent mais c’est peut-être mon imagination. J’ai une drôle de sensation, j’essaie d’ouvrir les yeux pour y voir plus clair, mais je ne perçois rien. Il y a quelque chose sur ma tête et ma mâchoire est entravée, je tente de bouger mon corps endolori, mais je ne peux pas, je suis retenue !
J’entends alors la voix d’Abyss qui m’interpelle, rassurée de savoir qu’elle va bien, je tente maladroitement de la rassurer. Mais que pouvais-je lui répondre ? Que tout va bien, alors que je ne sais pas ce qui se passe ? Les humains sont toujours là à parler autour de nous. J’ignore pourquoi on est là et ce qu’ils comptent faire de nous. Mais je n’aime pas le ton avec lequel ils semblent nous observer.
En tout cas, ils n’ont aucune idée de ce que je suis contrairement à Abyss. Une autre personne vient d'entrée dans la pièce et de rejoindre les autres. À ma grande surprise, cet homme sait ce que je suis . Il affirma avec assurance ma race aux autres. Je me demande d'où il connaît ma race... Mais pour l'heure c'est plutôt un moyen de fuir que je dois trouver!
Nous ne leur servira pas de cobaye. Je doute qu'ils s'attendent à ce que je sois en mesure de nous détacher et de fuir même si nous sommes dans une cage avec un cran à déverrouiller. Mes liens sont de simples cordes autour de ma gueule, certainement parce qu'ils n'ont pas de muselière adapter à ma morphologie. Ma queue et mes pattes arrière sont liées ensemble mais pas mes antérieurs. Le tissu que j'ai sur la tête est certainement parce que cela calme les autres animaux et leur évite de trop stresser. Cela doit fonctionner avec Abyss.
Il continue à parler de moi, ou plus exactement de ce que je suis alors j’écoute d’une oreille curieuse pour voir si ses dires sont vraiment fondés ou s’il se la joue devant ses camarades.
Je viens à sursauter quand je sentis ses doigts se glisser entre mes babines et mes crocs. Tu as bien fait de m'entraver toi, je t'aurais mordu ! Je ne pense pas avoir senti un goût de médicament où une piqûre il doit juste vérifié ma dentition. Quand nous avions dû aller chez le vétérinaire avec maman pour faire les vaccins de notre chien, il regardait aussi ces dents, elle m'avait dit que l'on pouvait savoir approximativement l'âge d'un animal ou même d'un humain avec sa dentition. est-ce possible qu'ils viennent de le faire ? Sans avoir celle de mes semblables est-ce vraiment fiable ?
Bon d'accord, il vient de m'avoir à un an près il a tapé juste pour mon âge, j'ai bien quinze ans. Coup de chance où a-t-il lâché un âge au pif ? Je cherchai à me défaire de mes liens. Mais ce type m'intrigue, pour réussir à déduire mon âge il devrait alors avoir un dossier avec la dentition des autres...de plus je pensais être unique. Je pensais que c'était une malédiction ou quelque chose dans le même goût.
Il se mit à parler d'un livre où serait recenser mon espèce, qu'il serait le seul livre encore disponible. Pourquoi un seul livre ? Mais je me tus, enfin j'arrête mon questionnement car il continuait à parler et expliquer à c'est confrère tout aussi intrigué.
Mon espèce est éteinte . Mais non, comment aurais-je pu être là ? Je ne comprenais rien. Je suis réellement un vrai animal, pas une transformation due à une punition, un maléfice . Pourquoi ? Pourquoi ma mère ne m'a-t-elle jamais rien dis ? Pourquoi je ne l'ai jamais vue se transformer ? Pourquoi avoir gardé ça secret ?
Je ne peux admettre ce qu'il dit, ce n'est pas possible . Pourquoi serais-je la seule ? Les autres humains se posent aussi la question. Il parle de gêne, qu'il serait resté inactif chez les autres individus plusieurs années. Que je serais la première à m'être éveillé... Alors je ne suis pas vraiment la dernière de mon espèce . Mais plutôt la première à faire renaître cette race ? Est-ce qu'il y en a d'autres comme moi alors ?
Je ne veux pas y croire, mais l'homme parla d'une apparence humaine, ce qui me poussa de nouveau vers la réalité. Quelles étaient mes chances de tomber sur un humain connaissant ma race ? Un humain qui prouverait mon existence et donc le renouveau de la race ?
Nous ne sommes pas tous aussi discret que moi ou même Abyss, les humains font des recherches sur nous, on nous appelle cryptites. Ils cachent comme ils le peuvent notre existence au monde. Parfois il n'hésite pas à faire disparaître les témoins gênants. On se croirait dans un film de science fictions dignes d'un Men In Black.
Une remarque qu'il fit aux deux autres personnes me fis revenir à eux. Il certifie que les Eikyuus, ce que je serais, ne pas humains, qu'ils peuvent faire croire à une apparence humaine pour se cacher uniquement. Donc il y a une différence avec l'autre esp... Ha non, je comprends. Faire des expériences sur un être potentiellement humain est plus difficile que de dire que ne je ne suis juste qu'un animal... Bien que je pense que pour certains cela ne soit pas une limite pour les recherches.
J'étais resté inactive jusque-là mais soudainement, je me mis à me débattre, tentant de retirer la corde me brûlant la mâchoire. Je reçus une claque sur le museau. Ce qui me fit gronder, vers celui qui avait osé le faire. L'un des hommes me demanda de rester calme. Ce que je n'allais bien évidemment pas faire.
Le temps qu’ils décident de ce qu’ils allaient faire de nous, je réussis mine de rien ou peut-être pas, à retirer le tissu m'empêchant de voir.
Je me dresse sur mon antérieur, les fixant tout en cherchant à dégager ma gueule. Je me libère en me charcutant les babines dès mes griffes et montre les crocs, aux trois hommes voulant me retenir.
Le premier est assez jeune dans la vingtaine je dirais, il est plutôt maigre avec des lunettes, des cheveux courts et châtain foncé. Le deuxième est plus vieux, cheveu noir et court coiffé vers l'arrière avec un costume noir, sans doute le chef de groupe et le dernier est un vieux grisonnant aux longs cheveux, avec un long barbe, sans moustache avec des lunettes et une forte carrure...je le vois plutôt comme boxeur celui-là mais bon.
L’homme m’observe tournant son regard vers la porte à deux mètres derrière nous. La pièce n'est pas très grande et bétonnée, nous sommes posées sur des tables comme chez le vétérinaire.
Il se prend un délire de dressage maintenant, il pense réellement pouvoir me dresser . Je me serais bien marée, mais ce serais leur montrer que je les comprends... Bon ok, quand ces ouvriers lui firent la remarque que je pourrais ne pas vouloir me plier aux ordres. Je manquais d'éclater de rire.
Sérieusement ? Me reproduire . C'est plus que de l'optimisme là, je connais pas mon espèce mais je suis sur que je ne serais pas me reproduire seule... Mais l'humain a en faite une autre idée en tête, il parle de m'hybrider. On dirait un gosse devant un nouveau jouet, prêt à faire n'importe quoi pour s'amuser avec. Et plus il parle et plus j'ai envie de lui manger un morceau. Je n'ai pas contacté de club de rencontre !
Je lui gronde dessus, même s'il ne semble pas bien impressionner. Il a un peu trop confiance en lui celui-là ! Ils sont là à discuter, le fait que je sois mi-libre, ne semble pas les préoccuper.

Je jette un coup d’œil rapide vers Abyss, elle porte un pansement assez large aux reins, elle a été soignée c’est déjà ça. Maintenant ils parlent d’un sylvestre, une espèce possiblement adapter à une hybridation. Donc ils ne pensent déjà même plus à me dresser... Les humains et leurs hobbies étranges.
J’ai tellement envie de vous arracher les yeux de la tête et de vous les faire manger…
Abyss ne bouge pas des masses et est vraiment silencieux, je n'aime pas ça... Mais… sacré Abyss ! Elle a réussi à se défaire de ses liens. Il ne lui reste que sa tête capuchonnée. Mes postérieurs et ma queue sont encore liés.
-Abyss dès que je te le dis, lèves-toi et fuis !
Je m’assure que les chercheurs ne s’aperçoivent de rien, Abyss se redressa à me demande. Je me lance sur elle, lui dégageant la tête et lui cria dessus :
-fuis !
-Mais toi ?
-Abyss Fuis !
Grondais-je avec agressivité en lui montrant les crocs. Elle partit en toute hâte vers la porte et disparut. J'espère qu'elle ne va pas se faire rattraper dès la sortie du bâtiment.
J’ai repéré une fenêtre juste avant de lui gronder dessus et c’est vers celle-ci que je me dirige. Non pas pour fuir mais pour détourner l’attention des chercheurs d’elle. Bien sur, je n'ai fait que tomber au sol, mais ma chute me permit d'écarter assez le cordage pour faire glisser la corde sur le sol et mes pattes sont m'en dégagées.
Je pensais pouvoir forcer le passage entre les hommes, qu'ils reculeraient par crainte d'une morsure, c'est ce que firent les deux employés, mais pas le chez de groupe qui me saisit une main à la nuque et l'autre au garrot.
Il s'enquit d'avertir ses confrères de laisser aller la drake car un certain démon la rattraperait. J'ignore qui est cette personne avec un prénom pourri. En attendant je fis quelques bons sur place en voulant me dégager de sa poigne avant de me faire écraser la tête contre le sol restant l'arrière-train relever en forçant sur mes pattes pour qu'il ne me plaque pas au sol. Ce qui fut plus compliqué que prévu étant donné notre différence de poids. Vu que je mesure à peu près 80 cm, vous avez certainement pensé que je pesais aussi lourd qu'un gros chien genre mastiff . Pas du tout, j'ai les os creux et je ne pèse qu'en fait qu'une quinzaine de kilos.
L'homme plus que ravis de la maîtrise qu'il a sur moi, me dis alors, qu'il me révèle que Démon est en fait le loup noir à qui nous avons eu à faire. Je restais étonné qu'un grand loup obéisse aussi bien à un humain, mais s'il la eut louveteau se pourrait -être encore possible.
il me traîne vers la porte ou est sortie Abyss, qui donne sur un long couloir avec une large porte qui donne à l'extérieur comme pour un dépôt où viennent des camions pour être chargé. Bloquer je ne pouvais qu’aller dans la direction qu’il voulait. Il me traîna sur mes postérieurs quittant l'aller des camions vers une autre pièce comme celle où j'étais. Il me semble que nous avons parcouru l'entrepôt et sa dimension me rappela vaguement, l'entrepôt que j'avais vu sur la corniche, c'est donc là que je suis .
Il y eut une forte odeur de sang, je tente de me débattre, puis assez près de la cage au fond de la pièce, l'odeur me parut familière. Je l’ai déjà sentie…la fourrière de contrebande ! Non le sylvestre c’est…

La bête gronda à notre approche et il se jeta dans le vide puisqu’une une chaîne autour de son cou le retient. Ses grognements dégageaient de la haine, de la colère, mais pas envers moi, envers eux. Je me rapprochais de la cage dangereusement et il ouvrit les barreaux pour me faire entrer.
Je ne compris pas pourquoi il me plaçait avec une bête furibonde alors qu'il semblait avoir des projets pour moi. N'a-t-il pas peur que le loup me dévore ?
-Toi ! Ici ? Tu es venue pour me montrer tes dons fuites .
-J'aime les défis, que veux-tu ?
Je blague avec lui, mais en vérité je suis collé contre les barreaux, je l’ai pourtant affronté…enfin affronter c’est vite dit ! Mais ce loup me fait vraiment peur, comparé à celle du loup noir, elle n’est rien. Je sais qu’il peut me tuer dès qu’il le jugera nécessaire. Il n’est pas question de le fuir, il est bien plus rapide et plus fort que moi, je ne peux même pas jouer de ma souplesse avec. Mais je me risquais à lui demander ce qu'il faisait ici.
-Cet enfoiré de loup a tué l'un des miens, s'il est encore en vie, c'est uniquement grâce à l'humain qui était avec lui.
Me répondit-il d’abord d’un ton calme, mais très énerver par la suite.
-Il Nous a attaqués au-dessus de la crête, il a blessé la créature qui m'accompagne.
Et l’idée qu’il lui court encore après ne m’enchante guère, mais bloquer ici je ne pouvais rien faire de nouveau.
-La bestiole bleue ?
-Oui, tu l'as vue .
-Elle s'est réfugié ici, le lourdaud la coursait, elle s'est faufilé entre les barreaux et le loup s'est coincé dedans, je lui ai bouffé la patte.
Il me sourit, mais cela me glaça étrangement le sang.
-Et Abyss ?
-Elle a fui à l'extérieur avant que je ne sois obligé de lâcher prise.
Au moins, le loup ne sera pas assez rapide pour la suivre.
-En faites qu'est-ce que tu fous là ? Tu es mon déjeuner .
-Je ne sais pas, j'ai voulu fuir et il m'a placé ici.
-En même temps si tu n'approches pas, je ne pourrais pas te croquer.
-Je ne compte pas resté ici de toute façon.
-Et t'a entendu son idée d'hybride . Je l'ai entendu mais il n'était trop loin que pour comprendre avec qui.
-Les humains sont bizarres de toute façon, je n'essaie pas de comprendre leurs logiques.
Il paraît amusé par cette idée saugrenue, en même temps, il n'y a vraiment qu'un humain pour tenter de faire s'hybrider deux espèces. Ce n'est pas quelques choses qui soit naturelle.
Je reste distant, même si tout d'un coup je me sens moins en danger avec lui. Mais comment allons-nous fuir ? Oui je dis nous, car je préfère le savoir libre que dresser à me pourchasser. Je suppose que si je fuis qu'il me cherchera .
Je regarde sa chaîne et son collier, je peux le lui enlever ! Même lui pourrait voir la fermeture, mais je doute que sa tête puisse tourner autant et faire un angle droit. Je veux aller vers lui, il me fixa alors, ce qui me fit m'asseoir. Pourquoi ai-je fait ça?
Si je lui retire son collier il pourra me rejoindre et il est vrai que cette idée ne me ravit pas.
-Je te fais aussi peur croquette .
S'amusa-t-il en continuant à me fixer. J’ignore sa remarque, cette façon qu'il a de parler, de fixer son dérangeant, mais je viens à me dire qu'il le fait peut-être exprès. Pourquoi un animal comme lui qui menace et semble bel et bien dangereux, ne m'a pas touchée et même aide une créature qui ne fais pas du tout partie de son espèce ?
-Ton collier, je peux-t'en libérer.
Au vu de son regard et le sourire qu'il eut cette nouvelle lui plaît a coup sur.
-Je n’y ai pas pensé, le système de fermeture est tout simple, mais je ne peux pas tourner ma tête jusque-là. Si tu me décroches on peut fuir !
Je le fixe, mon corps se fige et mes pattes trembles. Pourquoi autant de cinéma, je n'aie pas peur de mourir ! L’approcher de si près et lui donner ma nuque ne m’emballe pas. Je l’ai déjà libéré alors qu’est-ce qu’il m’en coûte de le faire une deuxième fois ? Peut-être le fait que je ne cherche plus à mourir maintenant.
Je m’approche le dos creux, il n’est pas aussi grand que le loup noir mais il l’est plus que moi. Mon dos lui arrive en dessous du poitrail. Il s’abaisse à ma hauteur, il suffit d’appuyer sur un crochet pour ouvrir le collier de métal, qui en tomba au sol dans un bruit assourdissant.
Il se redresse et s’avance sur moi en secouant son encolure hérissée d'un épais pelage noir, dont ses poils se sont aplatis à cause de la pression du collier. Je recule de réflexe en me tournant vers la porte, mine de rien. Mon ventre se tordant encore et encore, alors qu’il me fixe amusé par la situation.
Il prit une impulsion pour passer par-dessus la grille, voilà la raison pour laquelle il était enchaîné! Il revint vers moi de la même manière, ce qui me surpris.
-Pourquoi tu reviens ?
-Tu n'es pas trop petit pour sauter aussi haut .
Je recule sous ses dires, prend une plus grosse impulsion que lui et l'élance vers les barreaux en me servant de la mi-hauteur pour me projeter vers le haut de la grille, prend appui sur l'armature et passer de l'autre côté.
-Pourquoi ne pas l'avoir fait tout de suite ?
-Je n'avais pas fais attention et je n'aurais pas pu t'aider.
-Je me serais libéré tôt ou tard.
-Oui, mais sans savoir, je préfère te savoir libre maintenant, que de risquer le fait que tu sois dressé à nous retrouver !
-Je vois l'idée, mais, les humains ne seront jamais capables de me dresser.
Nous n'avions pas le temps de complimenter ou sermonner sur ce qui aurait dû être fait ou non. Nous nous lancions à travers le couloir vide, les véhicules aussi ne sont plus là. Il a dû me mettre avec lui pour pouvoir vite récupérer Abyss.

Je me rappelle qu’il allait bien plus vite quand j’étais dans sa gueule, alors pourquoi ne disparaît-il pas ? Dans le bois, juste avant de détaler plus haut le loup me dit : « c’est ici que l’on se sépare » et il s'éclipsa aussi vite que la dernière fois.
Quant à moi, je repartais vers la corniche. Je sentis une présence derrière moi, ou j’eus juste le temps d’éviter la charge de Démon. Merde ! Il devait certainement attendre dans le coin ! Il se tient sur trois pattes, il a une fracture ouverte à l'intérieur gauche et les babine complètement trouée et arrachée.
Je fis volte-face pour lui rentrer dans le lard, il me rate dans sa lancée et je lui saisis la patte blessée à pleine dent et secouai de toutes mes forces. Il couina de douleur et me saisit avec une telle rapidité que je n’eus pas le temps de l’éviter. Ses mâchoires me broyèrent le dos ce qui me fit pousser un cri d’agonie. Il me balança contre un arbre, j’en eus le souffle coupé.
Je me relève avec peine, je peux lutter contre la douleur, mais pas contre ma colonne abîmée. Les crocs exhibé, je suis bien déterminé à faire en sorte qu'il ne nous suive plus ! Il revient, sautillant sur sa patte valide. Ma queue fouettant l'air, je me place de biais, prête à en reprendre le combat.
Reparti dans notre affrontement, sa gueule arriva plus rapidement que je ne le pensais sur mon postérieur gauche, d'un coup de tête il me la déboîta et me la brisa. La douleur vive me fis lâcher un cri de souffrance, j'en tombais au sol, le souffle court.
L'angoisse commençant à me prendre. Je me doute qu'il ait reçu l'ordre de me tué, mais je ne tiens pas à retourner d'où je viens. Je ne le laisserais pas faire.

Me relever n'est plus possible, je doute même de pouvoir encore me défendre maintenant. Le temps d'un clignement, je sentis une masse par-dessus moi, et le grognement furieux de deux bêtes.
Le sylvestre se tient au-dessus de moi et le dire Wolf a reculé. Ils s'empoignèrent, dans un rapport de forces se retenant au niveau de l'épine dorsale. Le sombre lâchant alors prise pour l'attraper aux reins, tandis que le sylvestre l’attrape sous sa gorge.
Pendant quelques instants, les deux grognant ardemment et se secouant imposant son poids à l'autre. Le loup géant souleva le plus petit et le projeta au sol. Continuant sur sa lancée, je me propulsai vers le canidé aux pelages de nuit dans une veine tentative.
Nos crânes se rencontrèrent dans un bruit assourdissant. j'en tombe à même le sol et le loup sur son train arrière.
Le loup cendré en profita pour lui sauter à la gorge, faisant basculer les deux vers l'arrière. Le fauve au pelage sombre allongé sur son flanc, tente de se relever tandis que le cendré est toujours perché sur ses quatre pattes.
Il y eut un bruit sinistre et le loup noir cessa alors tout mouvement et son corps se détendit sur le sol. Essoufflé, la bleue se tourne vers moi, sa gueule dégoulinant de sang, tombant en plic-ploc sur le sol épineux de la forêt.
Je reste silencieuse, l'observant, il a pu venger son congénère disparut au moins. Très rancunier pour un simple animal... Les humains nous prendront encore pour des êtres dénués d'émotions.

En me rejoignant, son regard remonta tout mon corps, ce qui me gratifia d’un frisson glacial. Ce qui est dérangeant, c'est que je n'arrive pas à à savoir ce qu'il a en tête, son air reste impassible, même pour un animal, son regard reste lugubre. Pas de pupille réellement distincte, n'aide pas non plus à deviné ce qu'il à en tête.

-Je te le devais bien.

S'enquit-il simplement avant de tourner les talons et de s’en aller.
Je tente de me relever, mais retombe aussitôt sur le sol. Il m’a cassé la patte et je pense bien avoir des côtés brisés aussi.

La douleur est vraiment atroce, je doute vraiment pouvoir rejoindre Abyss dans cette état. C'est la deuxième fois que je suis dans une mauvaise passe, mais cette fois-ci je pense que c'est bel et bien finit pour moi. J'espère qu'elle à fuit le plus loin possible et qu'elle ne seras pas rattrapé. Résolue, je n'allonge lentement grimaçant, posant ma tête dans la terre durcie par le temps chaud et sec et quelques feuille arracher par le vent violent qui commence à se lever.

Désoler Abyss j’aurais aimé pouvoir finir ma vie avec toi…Je tente de me redresser, mais rien à faire la douleur me fige sur place. J’ai beau serrer les crocs pour me retenir, les larmes coulent d’elle-même le long de mes joues.

-Il serait plus judicieux que tu évites de bouger.

J'eu un soubresaut, mon mal m'empêchant de me retenir et de me retrouver sur le flanc gauche, je tourne ma tête vers le Sylvestre qui n'était pas partit en fin de compte.

-Toujours ici ?

-Ce serais ridicule de te laissé à la merci des prédateurs après t'avoir protégé.

Je reste sans voix, il ma donc réellement aidé ? Je ne suis pas sur d'être ravie de sa présence. Qui dit qu’il ne s’amusera pas à me faire souffrir par jeu ? Mais surtout pourquoi s’ennuierait-il de veiller sur moi, au lieu de rejoindre les siens ?

-Faut bouger, les humains vont te tomber dessus et une carcasse puante ce n'est pas la joie.
Je voulais répondre mais j'en eus par le temps, qu'il se coucha juste devant moi. Je penche la tête en tournant mes yeux vers son dos puis les siens.
-Monte !
Je n'étais pas certaine de le vouloir, mais je me hissais difficilement sur son dos. Son dos, donc ses épaules jusqu'a la base de sa queue. Repose ma tête et la base de ma propre queue. Quand il se mit en route, se fut plus compliqué que je ne m'y attendais, j'ai le souffle coupé, la cage thoracique compressée et en souffrance. Du sang goutte d'entre mes babines, mon sang. Entre le crocodile préhistorique et le loup, je préférais me noyer au final.
Il me conduit sous un arbre creux et peu visible. Me tirant jusque-là par l’encolure, il inspecta mes blessures béantes, qu'il se mit à lâcher. Je tortillais un peu, tentant de le chasser, puis finis par abandonné et m'allongée.
J'espère qu'il ne va pas me trouver à son goût et se dire qu'au final je ne ferais pas partie de son dîner... Une question me traverse toujours, pourquoi m'être venu en aide ? Pourquoi une sympathie pour un individu qui n'est pas de son espèce ? D'accord que j'ai adopté Abyss, mais ce n'est pas pareil, je reste avant tout très humaine malgré mon apparence et donc avec des réactions altruistes qui ne devrait pas s'observer parmi les animaux non ?
-Tu as de la chance d’être une femelle, tu es délicieuse.
Je fermais la gueule dans un mouvement à la fois surprise par le propos et paniqué, bah par le propos. Je dois prendre ça comme un compliment ou dois-je paniquer ?Le loup se couche à mes côtés sans vraiment me coller, mon dos est tourné contre le tronc et lui de même.
Je ne le lâche pas des yeux, ça me semble tellement étrange comme comportement, que j'ai l'impression d'y voir un piège derrière. Il ne me regarde pas, il est simple installé là, à regarder en dehors. Il a parcouru un bon chemin au travers de la montagne, je ne serais vraiment dire où il est allé, je suis resté figée sur le sol et ses pattes en mouvement. A vrai dire, j'ai perdu connaissance quelques instants, peut-être plus allez savoir .
-Comment se fait-il que tu étais à la fourrière ?
Le loup lève sa tête du sol et la tourne légèrement vers moi, seuls ses yeux ont continué leur chemin dans ma direction. Ce qui lui donne un air sérieux et froid à la fois. Effrayant... Peut-être ne devrai-je pas lui parler.
-C'était une louve. Le dire Wolf a tué une louve de mon ancienne meute. Elle venait de mettre bas et n'était pas encore remise. Le temps que j'aie cherché de la nourriture, il lui est tombé dessus. Il a tué les louveteaux et puis la mère. Je suis revenu trop tard. J'ai rattrapé le lourdaud et me suis battu avec. Je n'avais pas fais attention à la présence de l'humain, j'étais trop énervé. J'ai été endormis et placé en cage. Ils ont électrifié les barreaux et je n'ai pas su en sortir tout de suite.


-J’ai fais partie d’une meute, mais je l'ai quitté.
-Tu as voulu fonder ta propre meute .
-Pas vraiment, nous n'avons pas la même hiérarchie que les loups communs. Les meutes se constituent d'un mâle alpha et d'un harem de femelles. À 5 ans tous les loups se dispersent, souvent les soeurs restent ensemble et les frères aussi. J'étais à la tête d'une meute avec mon frère. Nous avons des codes bien spécifique chez nous. Nous protégeons et veillons sur nos femelles et jeunes, nous sommes chefs de meute et la fois soumise face aux femelles.
Mon frère a commencé à attraper un caractère hors de nos codes, il s'attaquait aux femelles, c'est amusé a tué certains louveteaux, les jeunes mâles. Au départ il se soumettait directement face à moi. Mais avec le temps il est devenu plus perfide, il isolait les femelles pour passer sa frustration sur elles. J'ai dû le bannir de la meute. Mais, il sait alors passer une chose à laquelle je ne m'attendais pas. Les femelles ont fui pour rejoindre mon frère. Elles avaient tellement peur de lui qu'elles l'ont suivi, pour ne pas se faire tuer si elle venait le rencontrer par hasard. Une seule est restée et tu connais la suite.
J'étais unanime, admirative de cet esprit de meute alors qu'il a une dégaine de fou. De l'entendre parler avec t'en d'empathie et de triste. Sa meute devait être tout pour lui. Mon coeur se serra fort en moi.
-Tu as fait ton possible, ce n'était pas de ta faute.
Le loup me fixa agressivement, j'en déglutis, ai-je dit une connerie ?
-Désolé de ne pas avoir réagi plus tôt, tu aurais été moins amochée.
Je secoue la tête de gauche à droite, j'ai eu vraiment peur, mais je ne suis finalement pas déçue qu’il soit revenu, mais il n’a pas à s’excuser pour de telles futilités. Confuse, j’eus dure à trouver mes mots, je le pensais plus malsain,son comportement me déroute entièrement.

-Pourquoi m’avoir protégée ?
-Je ne sais pas, l’instinct peut-être.
L'instinct ? Il me semble qu'il nous fasse faire bien des choses celui-là !
-Tu as un nom .
Le loup sourit, comme si je venais de lui poser une question stupide.
-Bien sûr, je m’appelle Vlase et toi croquette .
Je dévie le regard, c’est pour ça que j’avais hésité à demander...
- Je…je n’en ai pas.
Il afficha un drôle d’air, redressant sa tête et son cou, puis pencha la tête en tournant une oreille vers l'arrière.
-Trouve-t-en un !
Je regarde vers l’extérieur de la racine, le soleil est bien bas et je n’ai aucune idée d’où peut être Abyss, la pauvre devra rester seule alors qu’elle n’en a pas l’habitude. Je vis Vlase se lever et sortir. Je garde à nouveau le silence et alors qu'il s'efface de mon champ de vision, je me remets en position de repos, ne le trouvant cependant pas, les yeux restés sur l'écorce du bois à réfléchir, pensé et me posé des questions sur le comment faire pour la coïste ?
Quand les premiers rayons de lumière passèrent entre les racines et que le matin se présenta. Je m’aperçus que le loup n’était toujours pas revenu. J'ignore si en cet instant, cela m'attrista au non. Dans tout les cas, mes tentatives pour me relever reprirent. Chacun de mes efforts me tiraille de l’intérieur, avoir les os brisés n’est pas une masse à faire.

Je réussis à passer sur la douleur, laissant traîner mon postérieur au sol, si je veux que l'os se ressoude correctement il me faudrait le bloquer avec un atèle, mais risqué de me faire capturée pouvait aussi me ramener à cet humain. Je trouverais de quoi faire après avoir rejoint Abyss.
Me traînant en dehors de la racine, je vérifie déjà si aucun prédateur ne rôde aux alentours. Je tente de repérer les traces de Vlase, mais malgré sa grande taille ce fut à peine si je pouvais suivre ses pas dans la terre. Je me couche pour récupérer et ne sachant pas trop quoi faire, ni ou aller. Marcher dans cet état est vraiment épuisant, je suis déjà essoufflé et étalé sur mon flanc...retrouver Abyss risque d'être vraiment très long.
-Tu ne sais pas vraiment pas rester en place, toi !
Je fis un bon qui déclencha les mêmes sensations que la veille en lâchant un râle plaintif. Avant de me retourner vers mon interlocuteur.
-Je pensais que tu étais parti... je veux retrouver la coïste.
Le loup afficha un sourire satisfait tout en s'écartant légèrement de moi. Un mouvement bondissant derrière lui, ne fis qu'une traite jusqu'à moi.
-Maman !
Je serai les dents pour éviter de lâcher un autre cri, j’avais eu si peur pour elle, qu’elle pouvait m’achever ce qui me restait de côtes en place. Le loup pouffa, nous regardant sans comprendre.
-Maman ?

C'est donc pour aller la chercher qu'il est partit ? Je lui sourit le remerciant au fond de moi.
-C’est une longue histoire.
Lui répondais-je un peu perdue dans mes pensées. Abyss sautilla autour de nous heureuse, elle ne semble pas craindre Vlase. Qui s’assit à nos côtés, tous en regardant Abyss. Elle sautille et pousse des petits cris aigus, qui sont sa façon de manifester sa joie. Abyss ne se rappelle plus de ce qui s'est passé, elle ignore que je l’ai trouvé dans la rivière suite au départ de son clan, je pense qu'elle sait que je ne suis pas de sa race mais savoir ses origines ne la jamais titiller.
-Tu devrais apprendre à ta protégée à se méfier un peu plus des prédateurs.
Je me retourne vers le loup avec un regard interrogateur.
-Pourquoi ?
-Elle ne s'est pas méfié de moi quand je l’ai trouvé, elle était allé assez loin, elle a dit que c’est là que vous viviez.
-Elle est retournée à la grotte .
-J'ai pensé que tu irais voir si je n'étais pas retourné là- bas.
-C'est vrai, je serais allée voir si tu y étais.
-N’empêche qu’elle ne sait pas méfier de moi !
La créature amusée, se dandine jusqu'à lui, lui donnant de petits coups de patte dans les siennes, le poitrail au sol et en riant. Il ne bougea pas, mais lui sourit. Sa longue queue bariolée s'agitant derrière lui. Peut-être devrais-je vous le décrire un peu plus maintenant ?
Vlase est grand, vous l'aurez compris, il est très fin, son anatomie se rapproche très fort de celle du renard. Il a les pattes et la partie inférieure de son corps blanc, le haut de son corps jusqu'à la moitié est bleue cendre, il a un marquage noir recouvrant en forme de triangle son museau jusqu'au niveau de ses yeux jusqu'à ses oreilles. Il a une crinière noire en brosse comme les loups à crinière sur la nuque. La marque noire continue sur son dos en une large raie de mulet allant jusqu'à ses cuisses et revenant en pointe sur la moitié de sa cuisse. La coupure entre le blanc et le bleu de son ventre est délimité par un genre de zigzag noir et la marque coule de son épaule en formant comme une vague sur l'avant-bras.

J'ignore si Vlase va rester avec nous, mais, j'ai l'impression que notre duo va devenir un trio.

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MessageSujet: Re: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Mar 25 Juil - 15:50

Nouveau chapitre disponible (titre en vert). N'hésiter pas à me laisser votre avis si vous le lisez.

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MessageSujet: Re: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Mar 25 Juil - 17:08

Un nouveau chapitre ! Ouééé Smile

J'adore l'avancement de l'histoire (et autant pour ma théorie x), j'ai tellement hâte de lire la suite Very Happy
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MessageSujet: Re: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Mar 25 Juil - 20:38

Ta théorie ?

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MessageSujet: Re: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Mer 26 Juil - 10:08

vi, dont je t'avais parlé par mp ^^
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MessageSujet: Re: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Jeu 27 Juil - 12:47

Je ne retrouve plus le mp O.O
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MessageSujet: Re: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Jeu 27 Juil - 13:19

Citation :
Là, je suis en train de penser... qu'en fait la créature était pour l'instant sur Terre (quoi que ça ferait bizarre avec les créatures fantastique, donc peut-être sur une autre planète, mais en vie...) et pis là elle mourrait et elle se réveillerait sur Beliaur-Tolnen...
(j'aime bien faire des théories x)

Mais ça peut encore le faire, mais plus tard ;p
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MessageSujet: Re: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Jeu 27 Juil - 14:43

Haaaaa Non, de base Beliaur-Tolnen n'a rien avoir avec l'histoire du livre. Dans le passé D'Aérin version forum Abyss et Vlase n'existe pas, elle a fuit, trouver un autre des siens qui la tuée. (Version Beliaur rien à voir avec le livre)

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MessageSujet: Re: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Jeu 27 Juil - 21:07

Ooh, d'accord...
Je peux aller lire son histoire dans la présentation sans spoiler, alors ?
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MessageSujet: Re: La dernière Eikyuu => Roman en cours...   Lun 31 Juil - 12:15

Oui tu peux, l'histoire de celle du fo est différente de celle du livre.

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